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Le triomphe de Philippe Lellouche

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 02/05/2007 à 00h00 , modifié le 21/07/2008 à 16h28 0 commentaire

Philippe Lellouche est l'auteur et l'un des comédiens de la pièce "Le Jeu de la vérité", une belle histoire d'amitié. Trois quadras se retrouvent autour de leur amour de jeunesse, Vanessa Demouy, mais un évènement inattendu et grave (que l'on doit garder secret) va perturber non seulement leurs retrouvailles, mais leur vision de la vie. Rencontre avec un auteur très réaliste sur l'existence.

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'écrire une pièce de théâtre ?
Philippe Lellouche : Je sortais d'un one-man-show que je jouais depuis un an. J'avais envie de partager, il me manquait des partenaires. En voyant la fin de mon spectacle arriver, je sentais que la scène allait me manquer très vite. Je me suis lancé.

Pourquoi ce thème de l'amitié et de la vie de couple de quadras en particulier ?
Philippe Lellouche : C'est mon univers et dans mon one-man-show j'abordais déjà un peu ces thèmes de l'amitié et des relations homme-femme. Ca plaisait bien. Je trouve également que cette génération n'a pas souvent de place, que ce soit au cinéma ou au théâtre. Les quadras d'aujourd'hui ne sont pas ceux de la génération de mes parents, ils ont du mal à grandir, à vieillir. J'ai eu envie de traiter cela sous forme de comédie.

Vos dialogues sont très réalistes sur la vie de couple aujourd'hui. A vous écouter, on a le sentiment que les quadras sont un peu paumés.
Philippe Lellouche : On veut nous faire avaler des choses sur le couple, il faut arrêter. Notre génération est perdue. Nous avons été élevés avec pour modèle le papa qui bosse et la maman qui élève les enfants. Ce n'est plus pareil de nos jours. Un homme doit être performant dans tous les domaines, utile à la maison, killer dans son boulot, bon amant... On doit se débrouiller alors qu'on n'a pas eu les références. Ce n'est pas facile, pour les femmes non plus. Il n'était pas question pour moi de donner des leçons, mais derrière cette comédie il y a sujet à réflexion. D'autant que toutes les générations s'y retrouvent. J'apprécie tout particulièrement le type d'humour où les gens se reconnaissent. Là, dans cette pièce, il y a du bon sentiment, c'est ce que je voulais, et puis j'aime bien les happy end.

Comment s'est fait l'attribution des rôles ?
Philippe Lellouche : Pour écrire l'histoire, je me suis inspiré de la vie de deux copains qui exercent les mêmes métiers que dans la pièce (chef de cabinet ministériel et directeur commercial). Très vite, la ressemblance physique avec David Brécourt et Christian Vadim m'a sauté aux yeux. Et puis j'avais envie de faire jouer autre chose que le beau mec à Christian. Il a un registre de comédie que personne n'exploite. (ndlr : il est excellent dans la pièce et dévoile, en effet, un vrai talent pour la comédie, on rit beaucoup).

Votre pièce va être adaptée pour le cinéma, garderez-vous la même distribution ?
Philippe Lellouche : Je me souviens que dès le départ mon producteur, Jean-Luc Mathieu, m'a dit que la pièce deviendrait un film. Très rapidement des producteurs ont été intéressés, mais ils voulaient changer le casting. C'était hors de question. Le film n'était pas une priorité. Puis Luc Besson a racheté les droits et a accepté de garder les mêmes comédiens. Là, je ne pouvais pas refuser. D'autant qu'il m'en a confié l'adaptation. Je souhaite en faire un vrai film et pas simplement une adaptation de la pièce sur grand écran.

Sur scène, on sent une grande complicité entre vous, vous connaissiez-vous avant ?
Philippe Lellouche : On s'est tous rencontré il y a cinq ans lors d'un tournage pour TF1. En arrivant sur scène nous étions copains, aujourd'hui nous sommes amis. Cette histoire nous a transformés, elle nous fait vivre des choses sympas.

 
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