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Stéphane Rousseau, homme à tout faire

Article par Cyril Cournoyer , le 01/05/2007 à 00h00 , modifié le 21/07/2008 à 17h31 3 commentaires

Humoriste, comédien, chanteur... Stéphane Rousseau sait tout faire, et, comble de talent, le fait bien. Interview.

Le public français vous a découvert avec votre rôle de Sébastien dans Les Invasions Barbares. Après une performance dans cette comédie dramatique, a-t-il été plus difficile de vous faire reconnaître comme humoriste ?
Stéphane Rousseau : Je ne pense pas, car grâce à rôle-ci, à ma prestation dans Chicago et à mes diverses animations avec Franck Dubosc, le public français me connaît maintenant sous plusieurs facettes.

Vous aviez déjà entamé une tournée au Bataclan qui commençait 3 jours après le 11 septembre 2001. La situation mondiale était telle que les gens ne sortaient plus ! Comment avez-vous vécu ce rendez-vous manqué ?
Il est vrai que le timing n'a pas joué en ma faveur ! Mais à l'époque, j'arrivais aussi avec une grosse artillerie, 5 musiciens sur scène... avec du recul, je me dis que ce show était un peu prétentieux, qu'il ne collait pas forcément avec ce que le public français attendait ... je ne peux pas tout mettre sur le dos de Ben Laden !

Et comment avez-vous préparé ce nouveau spectacle malgré vos nombreux engagements ?
Je me suis arrêté plusieurs mois pour l'écrire. Mes trois premiers one-man-shows représentaient davantage des tableaux distincts. Pour celui-ci, je souhaitais vraiment un fil conducteur. Ce spectacle est mieux adapté à la France, je pense aussi que j'ai mûri.

Franck Dubosc, qui a travaillé sur l'adaptation, a-t-il eu beaucoup de changements à effectuer au niveau du langage ?
Pas vraiment, mais il suffit qu'une blague ne soit pas comprise pour qu'il y ait une baisse de rythme, d'où l'importance de sa collaboration. L'humour québécois s'exporte moins facilement que nos chansons ! Un humour trop typé comportant beaucoup de références locales ne pourra pas s'exporter, qu'il soit français ou québécois. Mon spectacle ressemble davantage à une production américaine car je chante, danse, monologue... et on y retrouve quelques références autobiographiques.

Comment s'est passée votre tournée en province ?
Ça m'a fait beaucoup de bien car j'ai joué parfois dans des salles de 100 places où je ne disposais que d'un micro et d'une chaise. C'était un peu un retour aux sources pour moi, ça faisait 15 ans que je n'avais pas travaillé dans des endroits comme ça. Le fait de ne pas pouvoir s'appuyer sur une grosse équipe ou sur une sono est très enrichissant, car on mise davantage sur les textes, le fond... C'était très agréable.

Vous avez perdu votre mère très jeune, et avant qu'elle ne parte, elle vous avait prédit cette carrière d'humoriste.
Oui, mais son souhait de me voir sur scène n'a fait que confirmer ce que je sentais déjà. Depuis tout petit, mes blagues ont toujours fait rire, je ne me suis jamais trop posé de questions : c'était ce que je voulais faire plus tard.

Etes-vous un clown dans la vie ?
Pas vraiment. Je ne suis pas un homme compliqué, mais dans une fête, je fais rarement le pitre !
Je suis quelqu'un qui adore écouter, et j'ai aussi besoin de passer des moments seul.

L'humour a t-il été un moyen de vous protéger ?
Oui, j'ai eu plusieurs coups durs et ça m'a aidé à faire face, à prendre les choses avec davantage de dérision.

Pourtant, professionnellement, vous ne faites rien à la légère !
C'est vrai que je suis assez perfectionniste !

Pour préparer ce spectacle-ci, vous avez tenu à vous installer à Paris plusieurs mois avant de jouer. Etait-ce nécessaire ?
Oui, pour moi c'était très important de connaître les mœurs d'ici, de m'adapter afin que le public puisse s'identifier à moi. Et puis, j'adore la France.

A quoi occupez-vous vos temps libres ?
J'adore peindre, dessiner... Depuis que je suis en France, j'ai dû remplir six cahiers de dessins et prendre des centaines de photos. Chez moi, au Québec, j'ai un atelier de peinture. J'adore m'y enfermer, envoyer de la peinture partout...c'est mon petit côté Pollock ! Je fais des grands formats, de la gouache, de l'aquarelle, de l'art numérique...j'explore beaucoup.  

Au Bataclan jusqu'au 6 janvier 2007.
 
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