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Interview : Patrick Timsit en vrai

Article par Aurore DUBOIS-SEAC'H , le 25/09/2008 à 10h50 , modifié le 25/09/2008 à 15h56 0 commentaire

Patrick Timsit est l'homme du moment. Un spectacle qui cartonne, The One man Stand-up Show, qui sort bientôt en DVD, le tournage de L'Emmerdeur de Francis Veber qui sort le 10 décembre et la comédie musicale Rabbi Jacob actuellement au Palais des Congrès. Il est partout. Homme passionné, accueillant, drôle, il nous a reçus pour nous parler de lui, de ses spectacles et de ses projets. Attention, découverte d'un homme bien.

DVD spectacle Patrick TimsitLe titre de votre spectacle est très long, The One man Stand-Up show !
 J'ai décidé de faire un spectacle et les gens du métier me disaient : "Tu vas faire un stand- up ou un one man ?" Je vois ce qu'ils veulent dire, mais ce n'est qu'un aspect technique. Pour le one man, il y a des sketches et des noirs lumières, alors que pour le stand-up, vous vous adressez plus à des gens. Mais je fais un spectacle surtout. Sauf que quand cela a été traduit, tout d'un coup Le spectacle de l'homme seul debout m'a plu. Etre un homme debout, psychologiquement, c'est une façon de marquer une dignité. C'est symbolique, j'avais envie de dire que l'on a encore quelque chose à dire.

On vous a entendu dire que c'était votre dernier spectacle. Est-ce vrai ?
Oui, mais je n'ai pas le droit de le dire. Personne ne me croit. Tout le monde me dit que si je reviens dans deux ans, cela paraîtra un peu étrange. Je suis sincère quand je le dis, mais peut-être que je me trompe.

On sait que vous avez eu des problèmes au sujet d'un sketch sur les handicapés. Pensez-vous qu'il n'est pas possible de rire de tout ?
Je pense qu'il y a des choses difficiles à entendre pour des gens qui souffrent précisément de quelque chose. Et quand ça les concerne trop, ils ne peuvent plus entendre. Mais à mon sens, ne pas en parler, c'est une façon d'exclure.

affiche Rabbi JacobPourquoi l'idée de Rabbi Jacob en comédie musicale ?
On me l'a proposé. Au début je n'avais aucun avis. Et en travaillant, on s'est dit qu'on pouvait le découper, c'était musical avec la musique de Vladimir Cosma, ancrée dans la mémoire collective, puis j'ai eu l'idée de décors modulables.
 
Et MC Solaar ? Un hasard ?
Ce n'est pas un hasard, c'est le travail. Il a un talent énorme de parolier, je le connais des Restos du cœur. J'ai présenté Claude à Vladimir Cosma, nous avons dîné, passé une très bonne soirée et le lendemain, Claude remettait les textes. Il a vraiment été inspiré. Par la suite, nous avons été dépassés par l'accueil du clip. Là j'essaie de faire Salomon vous êtes juifs en clip, mais je n'ai pas le temps, donc j'essaye de déléguer.

Et pour Eric Metayer (ndlr : qui joue Victor Pivert) ?

Ca a été déterminant. Quand j'ai pensé à Eric Metayer, je savais que c'était possible. C'est dur de trouver un acteur avec une véritable personnalité, sans imitation. Je le connaissais depuis La ligue d'improvisation française. Sur scène il se développe, il est dans son univers et prend toute sa grandeur.

Vous avez des projets, après le spectacle ?
Je suis en train d'écrire. Cette fois-ci des scénarios. L'un n'est pas assez anglé comédie, donc je vais le faire réaliser par un autre que moi. J'aurais vraiment envie de le jouer, mais il sera réalisé par un des auteurs que tout le monde s'arrache, Tonino Benacquista. Cela fait deux ans que l'on écrit sur un scénario qui ne nous lâche pas. Et un autre scénario avec mes complices du one man show, Bruno Gaccio et Jean-François Halin.

Vous pouvez nous dire quelques mots de vos activités associatives ?
Je suis au Samu social et à la Souterraine avec Xavier Emmanuelli, une rencontre énorme dans ma vie d'il y a vingt ans. Là depuis un an et demi, on a monté une association en faveur de la recherche sur la sclérose en plaque avec Dominique Farrugia. La sclérose en plaque se révèle entre 15 et 35 ans et touche deux tiers de femmes. C'est une maladie dégénérative nerveuse. J'ai été touché par une amie, cela commence toujours comme ça. Aujourd'hui les traitements sont encore très lourds. Pourquoi maintenant me direz-vous, parce qu'aujourd'hui on a des moyens qu'on n'avait pas il y a quatre ans.

Nous avons une rubrique déco sur Plurielles.fr. Vous êtes friand de cette nouvelle grande tendance ?
Côté déco, j'aime bien les gros travaux. Je suis tout le temps dans les travaux. J'ai un nouvel appartement, car j'ai changé de quartier pour me rapprocher de mon fils, avec qui je suis très complice. L'appartement est décoré avec beaucoup d'objets personnels. Ma façon de décorer, c'est quand j'aime quelque chose, je l'amène, je le pose. J'ai un bureau aussi, plus intime. Ce sont des refuges.

Le politiquement correct, pour vous, c'est quoi ?
J'ai un sketch sur le politiquement correct. Je pars d'un vrai sentiment en disant : "Après 14 ans, j'ai peur de n'avoir plus rien à dire, de ne plus avoir d'avis. C'est difficile d'avoir un avis quand on est du bon côté. Je suis donc devenu politiquement correct." C'est le moment du spectacle où j'en balance le plus. C'est là où je dis : "Je n'ai pas de problèmes avec les handicapés, j'ai des problèmes avec les valides. (...) J'aime Louis la Brocante et je ne rate jamais un épisode. Le mec il arrive à résoudre des enquêtes avec une camionnette pourrie, tu lui payes un Kangou, il arrête Ben Laden !"

J'aimerais d'ailleurs proposer quelque chose à vos internautes, trouver la version politiquement correcte de dire les choses avec pour modèle la formule suivante : "On ne dit pas ..., on dit..." Je citerai les gens le jour de la dernière de mon spectacle.


A vous de jouer et de nous proposer vos phrases politiquement correctes. Attention, il faut que cela reste drôle !

The One Man Stand-up show sera disponible le 25 novembre en DVD et Blu-Ray.

En avant première, découvrez l'un des bonus du DVD.



 
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