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Harry Roselmack en toute simplicité

Article par Cyril-Claire COURNOYER , le 18/06/2007 à 00h00 , modifié le 21/07/2008 à 17h41 1 commentaire

Son arrivée sur TF1 a défrayé la chronique. Malgré son emploi du temps chargé et sa pudeur naturelle, le journaliste a accepté de nous accorder une interview. Il nous parle en toute simplicité de son métier et de ses souhaits pour la nouvelle année.

Quand avez-vous décidé de devenir journaliste ?
Harry Roselmack : Je me suis toujours intéressé aux choses et aux gens, mais le déclic s'est passé en fin de collège, début de lycée. Mon père, qui animait une émission de radio à Tours, m'a proposé de présenter les flashs d'information sur l'actualité des départements d'Outre-Mer. Cette expérience m'a conforté dans l'idée que je voulais me diriger vers le journalisme.

Pensiez-vous déjà à la télévision à l'époque ?
Harry Roselmack : Non, la radio a été ma première passion et je n'avais jamais pensé au petit écran ! Quand je suis arrivé à la télé, je m'attendais à quelque chose de plus difficile en terme d'adaptation, mais le fonctionnement reste le même. Il y a dans la façon de traiter l'information une rapidité commune aux deux. En revanche, ce qui change fondamentalement, c'est le regard que portent les gens sur votre métier.

Est-ce difficile à vivre ?
Harry Roselmack : C'est un élément qu'il faut intégrer, ni positif ni négatif, mais c'est vrai que désormais, on me parle du fond mais aussi de la forme ! Ce qui est logique car quand on allume la télé, avant même d'entendre, on voit ce qui s'y passe.

Quelles sont selon vous les qualités requises pour être un bon journaliste ?
Harry Roselmack : Les mêmes que pour les autres métiers : l'envie avant tout, mais aussi celle de faire son travail avec rigueur. Je ne pense pas qu'il faille une qualité naturelle, je connais par exemple des gens qui ont fait une très belle carrière en radio sans pour autant avoir la fameuse voix radiophonique.

Y a-t-il un domaine qui vous attire plus que les autres ?
Harry Roselmack : J'aime l'actualité, surtout pour ce qu'elle a de divers à apporter. Par exemple dernièrement, j'ai dû traiter sur LCI d'un sujet pointu d'économie avec des invités. Et se pencher sur un domaine qui n'est pas, à priori, un sujet de prédilection pour le rendre compréhensible de tous me passionne. J'aime bien aussi les sciences, la philosophie, la politique... mais je peux aussi parler d'économie, de sports ou de politique étrangère.

Vous parlez d'invités, y a-t-il une personnalité en particulier que vous aimeriez recevoir ?
Harry Roselmack : Il y a 8 ans, j'ai eu la chance d'interviewer pour la radio Aimé Césaire. Cela reste un grand souvenir, car il représente beaucoup pour moi. Il y a d'autres hommes, tel Nelson Mandela. Interviewer des chefs d'état reste une étape importante, ou rencontrer des grands écrivains peut être passionnant. Le plus important est de recevoir les gens incontournables du moment.

Alors on doit beaucoup vous interviewer ces temps-ci ! 
Harry Roselmack : Ça, c'est autre chose ! J'aime interviewer les gens, être interviewé... c'est différent. J'ai dû faire avec, même si ce n'est pas une torture ! Je considère que ça fait maintenant partie de la tâche qui est la mienne, même si ça ne fait pas partie de mon métier. C'est secondaire.

Vous attendiez-vous à un tel succès ?
Harry Roselmack : Je l'espérais mais je ne sais pas si je m'y attendais. Ce que je savais, c'est que je me sentais capable de faire le travail que l'on me proposait et de gérer cette pression-là. Le défi se situait plus face à l'opinion publique. Je souhaitais que les gens réagissent bien mais on ne peut jamais savoir. Puis la façon dont le 20 heures de TF1 a été accepté m'a conforté dans l'idée que je me faisais de mon pays : malgré son côté conservateur qui lui donne parfois un retard sur les questions sociétales, il n'y a pas plus de racisme ou de malveillance qu'ailleurs. Nous sommes un peu rétifs face au changement, mais je me doutais bien que les gens n'allaient pas descendre dans la rue parce que je présentais le journal ! Mon intégration a prouvé que les Français se fichent pas mal de la couleur de la peau, des cheveux ou des yeux du présentateur à partir du moment où celui-ci fait son travail de façon professionnelle.

Revenez-vous au 20 heures prochainement ?
Harry Roselmack : Oui, à partir du 25 décembre. Je suis ravi de la façon dont ça s'est passé avec la rédaction de TF1. Car au-delà de l'excellence du travail, la qualité humaine y est bien présente et pour moi, c'est très important. Il y a bien sûr le produit que les gens voient, mais ce dernier respire d'autant plus grâce au plaisir qu'on a à le préparer. Tout se déroule dans un bon esprit, on est très entourés, aussi bien à TF1 qu'à LCI et c'est vraiment la bonne surprise de cette aventure.

Que peut-on vous souhaiter pour 2007 ?
Harry Roselmack : Que ça continue comme ça. Que je continue à me faire plaisir et à offrir un travail qui plaise toujours aux téléspectateurs.

 
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