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La douce piqûre de Vincent Delerm

Article par Cyril-Claire COURNOYER , le 29/05/2007 à 00h00 , modifié le 10/07/2008 à 17h52 0 commentaire

Il suffit de regarder son visage sur la couverture des piqûres d'araignée, son troisième album, pour découvrir un Vincent Delerm serein. Le chanteur nous livre un très joli disque, où il laisse derrière lui la nostalgie qui teintait ses deux premiers albums.

Quand on écoute les disques de Vincent Delerm, on a l'impression qu'on a partagé des moments ensemble tant ses références évoquent également nombre de nos souvenirs. Lui parler, c'est un peu comme continuer une discussion imaginaire commencée en écoutant ses chansons. Comble de chance, il est aussi simple et gentil qu'on l' avait espéré.

Les piqûres d'araignée a été enregistré en Suède, car vous l'avez co-réalisé avec l'artiste Peter Von Poehl. Comment s'est déroulée cette rencontre ?
C'est en écoutant le disque de Peter que j'ai eu envie de l'appeler pour lui proposer une collaboration. Je savais qu'il habitait Paris. C'est drôle d'ailleurs, parce que j'ai réécouté son album hier, en me demandant pourquoi j'avais autant accroché, et ça m'est à nouveau apparu comme une évidence. Son son espacé, solaire, est exactement ce que je recherchais.

Vous l'avez suivi en Suède avec ses musiciens, pour travailler dans le studio où il avait enrgistré son disque. N'aviez-vous pas peur de tant de dépaysements ?
En fait, la confiance faisait partie du jeu. En général, je suis assez chiant en studio. Je suis très précis musicalement, je sais ce que je veux, je dirige pas mal. Là, je l'ai suivi, quite à devoir repartir à zéro si le résultat n'était pas satisfaisant. Mais il l'était !

Pourquoi avoir appelé ce disque Les piqûres d'araignée ?
C'est la première chanson que j'ai écrite pour cet album et c'est le titre que je préfère. Il reflète bien l'esprit général, l'ambiance des soirées d'été. Dans mes premiers disques, je voulais tout raconter. Pour celui-ci, j'ai préféré ne parler que d'une partie de moi, plus légère.

Vous utilisez moins de références, moins de noms propres aussi. Est-ce un choix délibéré ?
Oui, je ne voulais pas être réduit à cela. Malgré tout, dans les chansons des autres, les références me parlent, elles me touchent. Je ne renie pas mes deux premiers albums, mais j'avais un peu envie de sortir de ce style d'écriture.

On vous sent moins nostalgique aussi, plus joyeux.
A part quelques titres, je n'ai jamais eu l'impression de chanter des chansons très mélancoliques, mais c'est la façon dont les gens me perçoivent.

Etes-vous malgré tout un nostalgique ?
Non, pas du tout, mais quand on réalise un disque, c'est important de se demander comment les gens vont le percevoir. Lors de mes deux premiers albums, ils ont senti une plume plus mélancolique qu'elle ne l'était en réalité. Mais ce n'est pas un hasard, je pense qu'on est responsable de la différence de perception entre le produit brut et la façon dont il est reçu.

Il y a dans ce disque plutôt solaire et joyeux, une chanson vraiment triste, qui s'intitule Ambroise Paré. Vous y racontez le séjour en clinique d'un jeune malade.
Je pense que la vie n'est pas unilatérale. J'aime le mélange des genres et cette chanson est volontairement placée au milieu du disque. J'espère qu'elle ne détonne pas trop avec les autres morceaux, mais c'est une façon de dire que tout ne va pas toujours super bien, qu'on peut aussi passer une journée à l'hôpital au chevet d'un malade.

A quoi ressemble la tournée que vous venez de commencer ?
J'y suis entouré de six musiciens. L'énergie est différente des concerts où je suis seul derrière mon piano. Les chansons de cet album se prêtaient à une plus grande orchestration sur scène, et ça a l'air de satisfaire le public.

Vous faites avec Renaud de la publicité pour vos albums respectifs. Comment l'avez-vous rencontré ?
Je l'ai croisé au printemps dernier à Rouen, lors d'un événement pour la libération d'Ingrid Bétancourt. Quand nous avons su que nos albums sortaient en même temps, on s'est dit que cette promotion parallèle pourrait être une bonne idée. C'était aussi une façon de couper court à la polémique qui naissait, suite à la citation de Renaud à mon sujet dans sa chanson Les Bobos.

Les piqûres d'araignée, de Vincent Delerm,
Tôt ou tard, 18 euros environ

 
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