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Cali un artiste mi-ange, mi-démon

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 30/05/2007 à 00h00 , modifié le 05/01/2009 à 19h21 0 commentaire

Auteur et interprète Cali est un être à la fois doux et violent. Doux quand il vous parle avec sa délicieuse pointe d'accent du sud-ouest et violent quand sur scène, branché sur cent mille volts, il crie des mots grinçants sur la vie à deux ou sur les juges. Mais il n'en reste pas moins un homme simple et d'une grande gentillesse. Il sort un disque live au doux nom de "Bordel magnifique".

La scène, son moteur 
Dans son album live Cali reprend quelques-uns de ses titres phares comme " Je te souhaite à mon pire ennemi ", " Menteur " ou bien encore l'incontournable " C'est quand le bonheur ? ". Mais pourquoi avoir choisi ce titre " Bordel magnifique " ? " Cela reflète assez bien ma vie privée et professionnelle de cette année. Et puis sur scène ça devient très vite le bordel. Pendant un concert, avec mes musiciens on ne gère plus rien très rapidement. Mais c'est tellement magnifique en même temps. Je pleure avant de monter sur scène et après. " Cali aime la scène, c'est sa vie, son moteur. Il a d'ailleurs commencé par cela quand il chantait dans des bals. " Cela me procure tellement de choses. C'est un peu mon terrain de jeu, ma cours de récréation, ma récompense après le sérieux de la préparation du spectacle. "
Passionné par son métier, il s'avoue même excessif, passant du rire aux larmes très rapidement. Un écorché vif qui trouve plus facile d'écrire des textes tristes que sur le bonheur, tellement banal dans une chanson. Et ses chansons parfois cruelles et violentes plaisent à en juger l'accueil de son public. " Cela me touche que les gens aiment mes textes, qu'ils se retrouvent dans mes histoires. Moi qui n'avais pas rêvé qu'un tel succès puisse m'arriver. C'est top et j'en suis très fier. "

Des chansons pour se guérir 
Cet imposteur de la chanson, comme il aime se qualifier, écrit des textes pour se guérir de ses maux d'amour, mais pas seulement, ce serait un peu trop réducteur pour cet homme de talent. Il écrit aussi pour crier sa haine contre les juges qui refusent le droit de visite à certains pères divorcés (ndlr : Cali a créé une association papa=maman pour aider les pères), pour afficher sa citoyenneté ou exposer ses inquiétudes face aux décisions politiques. Cali est un chanteur engagé et il ne s'en cache pas. L'artiste n'a pas peur de dire ce qu'il pense. " Si on ne le fait pas, c'est qu'on démissionne. Il faut en profiter quand on peut. En revanche si je dis pour qui je vote, je ne me permettrais pas de donner des directives. "

Fier de la chanson française
L'inspiration, il la puise dans son quotidien, que ce soit après avoir vu un film ou lu un livre. Il confie aussi capter de nouvelles émotions à l'occasion de ses tournées. " Je côtoie des gens extraordinaires sur la route. Ces rencontres amènent d'autres mots et par conséquent d'autres textes. C'est le chanteur Miossec qui m'a fait découvrir que je pouvais écrire des chansons. C'est quelqu'un de sensible, généreux et d'une extrême gentillesse. Je suis très fier d'être aux côtés d'artistes comme lui mais aussi de Vincent Delerm, de Benabar ou de Dionysos. Nous n'avons vraiment pas à rougir de la chanson française aujourd'hui. Depuis quelques années elle a perdu son côté guimauve. "

 
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