A deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, la campagne bat son plein. Pour les candidats, les meetings et les débats s'enchaînent, tout comme les attaques. Dans cette course à l'Elysée,
Nicolas Sarkozy et
François Hollande peuvent compter sur le soutien de leur compagne très médiatique.
Ainsi,
Valérie Trierweiler accompagne dès qu'elle le peut le candidat du PS dans ses déplacements. De même,
Carla Bruni Sarkozy s'est montrée aux côtés de son mari lors des différentes sorties du chef de l'Etat. Dans ce contexte, faut-il s'étonner que la bataille que se livrent leurs compagnons les éclabousse également ?
En tout cas,
Nicolas Sarkozy semble avoir trouvé la réponse à cette question sur le plateau de RTL le lundi 27 février. Lors de l'interview, les journalistes Jean-Michel Apathie et Alain Duhamel cherchent à comprendre comment
Nicolas Sarkozy peut se présenter comme un candidat anti-système en dépit de ses amitiés avec des grands patrons du CAC 40 tels que Martin Bouygues, Serge Dassault, Bernard Arnault, Liliane Bettencourt... Alors pour se dédouaner, le candidat rappelle les liens du PS avec Pierre Bergé, propriétaire du
Monde ou avec Mathieu Pigasse, directeur général de la banque Lazard. Mais le candidat UMP va plus loin et ajoute : "Est-ce moi qui travaille dans le groupe de M. Bolloré ? (…) Est-ce que le fait de travailler dans le groupe de M. Bolloré crée un sentiment de dépendance du candidat socialiste à l'endroit de M. Bolloré ?"
Nicolas Sarkozy fait ainsi référence à la compagne de
François Hollande qui présente une émission culturelle sur Direct 8.
Etonnée par une telle attaque, Valérie Trierweiller n'a pas tardé à riposter via son compte twitter avec un commentaire cinglant : "@NicolasSarkozy ne sait pas ce qu'est le journalisme indépendant. Fière d'animer cette belle émission culturelle Itinéraires sur #Direct8."
Pas très heureux de voir celle qui partage sa vie ainsi mêlée à la campagne,
François Hollande, de son côté, a tenu à dénoncer, lundi 27 février dans
Parole directe sur TF1, le manque "d'élégance" de son rival en déclarant : "Il faut être élégant : il s'agit de ne pas s'en prendre à la compagne d'un candidat."