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The Voice 2 : Luc Arbogast "J'espère chanter mes propres morceaux sur les prime"

Article par , le 18/03/2013 à 11h30 , modifié le 12/08/2013 à 18h51 0 commentaire

Il a remporté les battle de The Voice 2 face à Thomas, samedi soir. Luc Arbogast, l'homme à la voix sacrée revient sur son parcours. Et nous livre ses petits secrets.

Vous avez surpris tout le monde en choisissant Jenifer comme coach, lors des auditions à l'aveugle. Expliquez-nous ce choix.
Je n'y avais pas réfléchis avant de rentrer sur scène. Je n'avais aucun plan d'attaque. Je fonctionne à l'instinct. J'étais intrigué à l'idée de me retrouver dans l'équipe d'un coach qui avait un univers totalement différent du mien. La surprise aurait été moins grande si j'avais choisi Garou ou Florent Pagny. Finalement, mon choix a été judicieux car Florent Pagny avait déjà deux chanteurs lyriques dans son équipe. Et puis, il faut avouer que je suis un brin cabochard. Jenifer a été la dernière à se retourner au son de ma voix. Elle m'a dit qu'elle était curieuse de voir à quoi je ressemblais. Elle n'a pas été déçue. Quand elle a vu que je la choisissais, ça l'a mis dans l'embarras et ça m'a amusé.


Quel coach est-elle ?
J'ai été touchée par sa sensibilité. Elle mêle la force à la fragilité. Elle est capable de nous bouleverser verbalement. J'apprécie vraiment de travailler avec elle. Au départ, je n'ai pas bien compris pourquoi elle avait choisi : Mad world des Tears for fears pour les battle. Finalement, elle a eu raison. Depuis, cette chanson fait partie de mon répertoire.


N'appréhendez-vous pas de devoir chanter des titres contemporains sur les prime ?
Oui et non. Techniquement parlant, j'en suis capable. Après, ce n'est pas la culture que je défends. Si je suis venue sur The Voice 2, c'est pour montrer ce que je sais faire. J'ai montré patte blanche lors des battle, mais j'espère bien pouvoir interpréter des titres qui me parlent sur les prime. Vous savez, la musique médiévale est universelle. Ca fait 17 ans que je me produis dans la rue, mon public est très large (Luc a déjà sorti 4 albums NDLR.). J'espère pouvoir m'exprimer sur mes propres morceaux lors des prime. Je suis sûr de ma décision. Je suis quelqu'un d'intègre. Je veux prouver que l'on peut s'adapter, comme un caméléon, mais qu'il y a des limites. 


N'avez-vous pas peur que l'on vous dise que votre musique n'est pas assez commerciale ?
Non. Le public a besoin d'un retour aux sources. Il veut qu'on lui raconte des histoires. Il est passionné par le passé, les légendes. Je ne serais pas étonné que l'un de mes titres passe sur une grande radio de France. Bien sûr, je chante du médiéval, mais aussi de la folk. Je ne suis pas enfermé dans un registre. A côté d'Era, des Prêtes, d'Enigma, je ne me sens pas déconnant. 


A quoi ressemble votre quotidien ?
Je suis sédentaire par obligation. Mais je suis le plus heureux du monde lorsque je peux prendre mon camping-car et parcourir la route des cathédrales. Avant, les gens se foutaient de ma figure lorsque je portais mon sareoul dans la rue. Du coup, j'étais obligé de m'habiller comme tout le monde, à mon grand dam. Grâce à The Voice, je peux la porter tout le temps. Cela ne pose plus de problème à personne.  

 

D'où vous vient votre passion pour le monde médiéval ?
Certainement de mon père qui était militaire. Il m'a eu à l'âge de 64 ans. C'était un historien confirmé. A la maison, il y avait des livres sur les étoiles de Compostelle, des romans historiques. Ca me passionnait. Alors que mes copains dessinaient des voitures, je faisais des églises, des châteaux ou des chevaliers. Et puis, j'ai eu la chance de trouver par hasard une fibule gauloise dans un sentier et une pièce de monnaie de l'époque de Louis XIII. Je me suis dit que c'était le destin.


Avez-vous exercé un autre métier que la musique ?
Oui. J'ai fait plein de petits boulots. J'ai été cordonnier, vendeur de parfums... Je me suis très vite rendu compte que ce n'était pas fait pour moi. Je passais plus de temps à parler avec les gens de leur histoire plutôt que de leur vendre des produits. Un jour je me suis dit : « Et s'il ne me restait plus que cinq jours à vivre, qu'est-ce que je ferais ? ». J'ai tout arrêté et je me suis consacrée à ma passion.


Rendez-vous sur le site de Luc Arbogast.  

 

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