En septembre 2009,
Roman Polanski se rendait en Suisse à l'occasion du Festival du film de Zurich. Mais à la demande des autorités américaines, il était arrêté pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure dans les années 1970 : mais au lieu de l'extrader aux Etats-Unis, il était assigné à résidence en Suisse.
Pour la deuxième fois,
Roman Polanski s'exprime dans les médias pour donner son sentiment : "
Je ne peux plus me taire parce que les Etats-Unis continuent de réclamer mon extradition plus pour me livrer en pâture aux médias du monde entier que pour prononcer un jugement sur lequel un accord a été pris il y a 33 ans. Je ne peux plus me taire car la demande d'extradition aux autorités suisses est basée sur un mensonge", apprend-on sur TF1.fr.
En 1977, il avait été incarcéré aux Etats-Unis pendant un peu plus d'un mois : selon lui, ayant plaidé coupable, ces 42 jours de détention étaient suffisant comme peine. "
Dans cette demande (d'extradition, ndlr)
il est dit que je me suis enfui pour ne pas subir une condamnation de la justice américaine ; or dans la procédure 'plaider coupable' j'avais reconnu les faits et j'étais retourné aux Etats-Unis pour exécuter ma peine".
Le réalisateur demande donc que cette affaire soit classée, et qu'il puisse enfin retrouver sa famille. La victime, Samantha Geimer, a elle-même demandé aux autorités américaines d'arrêter les poursuites contre
Roman Polanski, sans doute pour que les médias arrêtent de la harceler. A l'heure actuelle, la Suisse doit décider si elle veut extrader le réalisateur ou pas.