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Présidentielles 2012 : Eva Joly et ses jeunes anges gardiens

Article par Aicha Samar , le 06/04/2012 à 17h36 , modifié le 06/04/2012 à 19h04 9 commentaires

Après sa chute dans un cinéma et sa brève hospitalisation, son fils Julien est sorti de l'ombre pour défendre sa mère. Décryptage.

« Ce dimanche, à 22 heures, ma mère, Eva Joly chute et se blesse. Ma sœur et moi accourons. Nous sommes avec elle lorsqu'elle est admise à l'hôpital Cochin, sous le choc. » C'est par ces mots que Julien Joly sort de l'ombre. Le fils de la candidate écologiste écrit à Rue89. Une tribune au vitriol pour étriller un Jean-Michel Aphatie « par l'odeur du sang alléché », s'énerve Julien. Le journaliste phare de RTL a annoncé en premier l'hospitalisation d'Eva Joly. Sur Twitter. A l'avant-poste de l'info puisque la candidate écologiste devait être son invitée le lendemain matin. Il a donc logiquement été prévenu par l'équipe de campagne de l'annulation de son interview.

Même s'il se fait plutôt discret, Julien Joly n'en est pas pour autant absent de la campagne de l'ex-juge. Il y a deux mois, il pose avec ses sœurs pour Paris Match. Dépeint le portrait d'une mère combative : « Elle est passée par des phases bien plus éprouvantes pendant l'affaire Elf. Elle est taillée pour l'adversité ». Julien se souvient des premiers engagements de ses parents, lorsqu'ils donnaient de leur temps aux sans-voix, des personnes malades aux « paumés croisés dans le RER ». Et commente aussi ces sondages qui inlassablement créditent la candidate de 2% d'intentions de vote : « La perception de l'opinion publique est si éloignée de ce que je connais d'elle, que je ne sais pas par où commencer. Elle est idéaliste, douce, elle aime les choses simples, comme jouer avec ses petits-enfants ». D'ailleurs, Eva Joly promet de rassembler sa petite tribu dans sa maison de l'île de Groix sitôt l'élection finie.

Sa campagne justement fait la part belle aux jeunes. A 24 ans, son directeur de campagne Stéphane Sitbon-Gomez traîne dans les congrès des Verts depuis dix ans déjà. Elise Aubry, 29 ans, veille sur les réseaux sociaux. La militante du collectif Jeudi Noir a retrouvé son comparse Julien Bayou, 32 ans. Ce dernier est en charge de la mobilisation. Il est l'un des premiers fans d'Eva Joly : « Elle ne peut pas mentir. C'est du diamant brut, cette nana ! ». Les fameuses lunettes rouges érigées en signature graphique, c'est lui. Lui et Elliot Lepers, l'autre petit génie de l'équipe. A 20 ans, le fils du journaliste de télévision John-Paul Lepers est propulsé directeur artistique. Ce surdoué a obtenu son bac avec mention à 17 ans. Et intégré les Arts Déco en tant que major. Cette année, il n'a assisté à aucun cours ou presque. Il redoublera, mais qu'importe : la passion de la politique n'attend pas.

D'autres « fille et fils de » complètent ce commando qui veille d'un regard tendre sur la destinée de la candidate. Marie Bové d'abord. La fille de José n'a pas hésité à s'opposer à son père pendant la primaire écolo. L'agriculteur à moustache soutenait Nicolas Hulot quand Marie a choisi Eva Joly. Laurent Beccaria, lui, affûte la plume d'Eva. C'est à l'époque de l'affaire Elf qu'il rencontre la juge d'instruction. Treize ans plus tard, le patron des Arènes publie son livre de campagne. Le fils des deux fondateurs du secteur Jeunesse du groupe Bayard est admiratif de son parcours : « Sa vie est un voyage social et humain bluffant. Elle a un ego très fort, mais elle n'est pas narcissique. Elle est une femme de devoir ».

Son devoir la mène aujourd'hui à poursuivre sa campagne malgré une santé chancelante. Son ego la pousse à répondre sans relâche à ceux qui moquent son accent norvégien. Dans son livre, « Sans tricher », elle réaffirme son amour pour sa patrie d'adoption : « Une mère donne tout à ses enfants et rêve du meilleur pour eux. Mes enfants, mes petits-enfants sont mes racines françaises ». Des racines qui l'ancrent dans le réel. Lui permettent de ne pas perdre pied. Sa fille Caroline lui prête des bijoux quand elle doit faire des médias. Un pendentif en forme de papillon pour la séance photo Paris Match. Eva Joly en sourit encore : « J'avais des papillons dans le ventre, il fallait que je les fasse sortir ! »

 
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