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Pierre Niney (Yves Saint Laurent) : "Jalil Lespert voulait que je dessine moi-même"

Article par , le 07/01/2014 à 16h53 , modifié le 07/01/2014 à 17h08 0 commentaire

Pierre Niney est à l'affiche du film "Yves Saint Laurent" en salles le 8 janvier 2013. Pour Plurielles.fr, il revient sur son apprentissage du dessin et sa découverte du monde de la mode.

Lorsque l'on incarne l'un des plus grands créateurs que le monde ait connu, on a plutôt intérêt à être minutieux jusque dans les moindres petits détails. Pour se préparer à incarner le grand Yves Saint Laurent dans le biopic éponyme de Jalil Lespert, le jeune Pierre Niney a donc retroussé ses manches et est lui aussi devenu le temps d'un film un grand couturier. Rencontre.

Plurielles.fr : Le film est très réaliste et on imagine qu'il y a beaucoup de travail derrière. Comment avez-vous abordé votre personnage ?

Pierre Niney : Je l'ai construit par couches successives. L'idée c'était de désacraliser un peu Saint Laurent pour pouvoir le jouer parce qu'on s'attaque à un personnage qui est une légende et qui est en train de devenir un mythe à mon sens. Et à juste titre d'ailleurs. Donc je me suis mis à fond dans le travail, c'est ma seule philosophie. A chaque fois je trouve le salut dans le travail et j'arrive à échapper à la pression. J'ai donc commencé par beaucoup de documentation, j'ai vu tout ce que je pouvais voir, lu toutes les biographies, vu tous les bouquins de photos, écouté toutes les interviews. Et ensuite, j'ai parlé aux gens qui l'ont cotoyé, notamment Betty Catroux qui m'a appris beaucoup de choses très intimes sur Yves Saint Laurent puisqu'elle l'a très bien connu. C'était sa meilleure amie, sa muse, son démon aussi. J'ai aussi parlé à Pierre Bergé, évidemment, qui est la personne qui le connait le mieux sur Terre et qui le connaîtra à jamais. Ça a été une aide incroyable. Il y a également eu Dominique Deroche, son assistante personnelle qui a apporté de nombreuses lettres secrètes pour lui et qui a fait plein de choses pour lui que personne d'autre ne peut te raconter de la même façon.

Plurielles.fr : Yves Saint Laurent était un couturier hors pair, comment avez-vous construit cet aspect du personnage ?

P. Niney : J'ai travaillé avec des coachs pendant quatre mois, voire même un peu plus. J'ai travaillé sur le dessin parce que Jalil (Lespert, le réalisateur, ndlr) voulait vraiment que je dessine moi-même dans le film. L'idée était donc de se rapprocher du trait d'Yves Saint Laurent, de retrouver son coup de crayon, de retrouver aussi la façon qu'il avait d'attaquer un croquis, dans quel ordre, dans quelles proportions. Il fallait également pouvoir refaire la robe Mondrian, encore la robe Dovima qui est la première robe qu'Yves Saint Laurent a créée. C'était un grand défi de dessiner car j'étais assez nul à la base. Ensuite, il y a eu un gros travail avec un coach de stylisme qui est professeur à la Chambre syndicale de Haute Couture et qui m'a appris à toucher un tissu, à reconnaître les matières, à les nommer, à faire un drapé, planter une épingle... Toutes ces choses qui rendent la vie plus facile. Par ailleurs, on a énormément travaillé sur le vocabulaire d'un atelier de couture pour savoir comment cela marche car tout est très codifié. La mode en général est très codifiée. Je voulais vraiment pouvoir être à l'aise, pouvoir improviser et au final me sentir à l'aise dans un studio, dans un atelier. Je voulais pouvoir me dire "Je suis chez moi" vraiment.

Plurielles.fr : Donc là, si on vous donne un papier et un crayon, vous nous dessinez une robe...

P. Niney : (rires) Bien sûr, bien sûr ! Non, je ne sais pas ce qu'il me reste mais oui, sans doute quelque chose.

Plurielles.fr : De quoi envisager une seconde partie de carrière ?

P. Niney : Voilà ! Je vais bifurquer dans pas longtemps de toute façon...
 
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