Ségolène Royal a obtenu ce matin la condamnation du magazine
Paris Match par le tribunal de Nanterre, suite à la parution fin février de clichés montrant la présidente de Poitou-Charentes en ‘escapade romantique’ à Marbella, accompagnée d’un homme présenté comme son nouveau compagnon.
Ségolène Royal et son avocat Jean-Pierre Mignard avaient attaqué le magazine pour atteinte au droit à l’image et à la protection de la vie privée.
La juge des référés a donné raison à Mme Royal, et condamné l’hebdomadaire à verser à la plaignante € 14,000 d’indemnité et € 2,000 de frais de procédure.
Ségolène Royal réclamait € 50,000, plus € 8,000 de frais de procédure. La juge a également nuancé la condamnation de la publication en soulignant que
‘l'étendue du préjudice invoqué doit toutefois être également appréciée à la mesure de la discrétion relative dont' Ségolène Royal 'a entendu s'entourer, depuis de nombreuses années’. L’ordonnance insiste sur ce point, notant
‘qu'il suffit à ce propos de relever que notamment ces derniers mois, à l'occasion de la parution de deux ouvrages, ou à l'occasion d'échéances politiques, elle a abondamment communiqué sur sa vie familiale avec ses enfants’.
Le 12 mars dernier, le même tribunal avait déjà donné raison à
Ségolène Royal dans une affaire l’opposant aux magazines
Voici,
Closer et
France Dimanche, qui avaient à l’automne dernier publié une série de photos de la députée socialiste et de l’ex-auteur des Guignols
Bruno Gaccio.