Il a pris ses clics et ses clacs, ses enfants et sa femme Hélène par la main, son César sous le bras. Il a mis entre parenthèse sa carrière française pour un an et a débarqué à Los Angeles. Mais
Omar Sy n'a pas pu échapper longtemps à la tentation française et s'est confié à Télé 2 Semaines sur sa carrière et les raisons de son départ aux Etats-Unis.
L'acteur de 34 ans se livre, avec humour toujours. « Je me suis installé à Los Angeles pour trouver la paix parce que, à Paris, ça devenait, comment dire... très agité. Avec les gens, les fans. Ici, je peux aller faire mes courses au supermarché tranquillement sans angoisse. On ne me demande pas de signer un autographe sur un rôti de veau ! »
Quand on lui demande comment il occupe ses journées, Omar répond : «petit déjeuner, déjeuner, dîner, dormir, passer du temps en famille et bronzer!» Tout un programme ! Mais l'acteur profite de son exil américain pour peaufiner sa carrière déjà bien lancée en France depuis le succès du film Intouchables, dans lequel il incarne l'un des premiers rôles auprès de François Cluzet.
Une comédie avec Fred
S'il dit clairement qu'il ne veut pas « tourner un film américain juste pour faire bien sur le CV », il ne se « ferme aucune porte ».
D'ailleurs, Intouchables est nominé aux
Oscars dans la catégorie Meilleur film étranger. Mais encore une fois, plutôt modeste,
Omar Sy ne veut pas se précipiter dans des rêves fous. « L'Oscar est très très loin », déclare-t-il. Pourtant, après
Jean Dujardin oscarisé pour son rôle dans
The Artist, l'on verrait bien un film français remporter le prestigieux prix.
A propos de
Jean Dujardin d'ailleurs, Omar confie l'avoir encourager avant la cérémonie à Los Angeles : « la dernière fois qu'on s'est vus, c'était avant les
Oscars. Je lui ai dit : tu m'as laissé le césar, je te souhaite bonne chance pour les
Oscars. »
Comme Omar, n'est pas du genre à attendre que tout lui tombe tout cuit dans le bec, il n'a pas abandonné totalement son fidèle ami du SAV, Fred Testot. Ils coécrivent, à distance, une comédie.
Sans oublier ses quatre heures de cours d'anglais par jour, comme il le disait au début du mois d'octobre au magazine Dhnet.