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Omar m'a tuer : Qui es-tu Sami Bouajila ?

Article par Anaïs ORIEUL , le 21/06/2011 à 17h15 0 commentaire

Il est à l'affiche cette semaine du deuxième film de Roschdy Zem, Omar m'a tuer. Sami Bouajila y interprète le triste célèbre Omar Raddad. A cette occasion, Plurielles.fr revient sur la carrière de l'acteur.

Sami Bouajila est un acteur discret, détenteur d'un César et d'un Prix d'interprétation masculine à Cannes. A 45 ans, il peut se féliciter d'une filmographie vaste. Hétéroclite, il a une propension à pouvoir se glisser avec habilité dans n'importe quel personnage. Il faut dire que la passion du cinéma et du théâtre l'a accaparé très tôt.

 

Le Septième art, il le découvre grâce à son père. Attiré de plus en plus par le métier d'acteur, il intègre rapidement le Conservatoire Régional de Grenoble ainsi que le Centre Dramatique de Saint-Etienne. Le théâtre marque donc les débuts de Sami Bouajila, qui ne tarde pas à enflammer les planches dans des pièces de Shakespeare, de Marivaux ou de Koltès.


L'appel du showbiz
Sa première apparition au cinéma, Sami Bouajila le doit à Philippe Galland, qui, en 1991, lui offre le rôle principal de son film La Thune. Le jeune acteur y interprète un ado banlieusard et débrouillard. Fort de ce premier film, Sami Bouajila enchaîne avec Les histoires d'amour finissent mal... en général d'Anne Fontaine.  En 1995, c'est dans Bye Bye de Karim Dridi qu'il se fait remarquer. Sami Bouajila ne s'arrête pas aux rôles de banlieusards et refuse les clichés sur la jeunesse immigrée. Loin de vouloir entrer dans une case et d'y rester, on le voit aussi dans la comédie Le Déménagement avec Dany Boon et Emmanuelle Devos. En 1998, il donne même la réplique à Denzel Washington et Bruce Willis dans le film américain Couvre-feu.


Mais son premier rôle marquant, l'acteur le trouve dans Drôle de Félix en 2000. Son rôle de séropositif homosexuel plein d'optimisme qui se créé une famille de cœur au gré de ses aventures, lui vaut de se faire remarquer par ses pairs. Après  La faute à Voltaire d'Abdel Kechiche, où il incarne un sans-papiers naïf, Sami Bouajila tourne des films aussi éclectiques qu'intéressants : le film d'action Nid de Guêpe (2002), la comédie Embrassez qui vous voudrez (2002) ou encore le long-métrage d'aventure Zaïna, Cavalière de l'Atlas (2005). Puis, en 2006, Sami Bouajila connait enfin un vrai succès grâce à Indigènes.


La consécration
En 2006, Sami Bouajila reçoit collectivement avec Jamel Debbouze, Sami Naceri et Roschdy Zem, le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes pour sa prestation dans le film Indigènes de Rachid Bouchareb. A l'époque, le film a beaucoup fait parler de lui. En effet, il retrace le parcours de quatre tirailleurs algériens et marocains qui ont combattu pour la France durant la Deuxième guerre mondiale. Suite à sa diffusion, le gouvernement de Dominique de Villepin annonce que les anciens combattants de l'Empire Français toucheront enfin la même pension que les soldats français.

 

Après ce succès mérité, Sami Bouajila ne se repose pas sur ses lauriers, bien au contraire. Après le flop du Concile de pierre avec Monica Bellucci, on le retrouve dans Les témoins, drame humain et amoureux sur l'arrivée du SIDA en France. Grâce à ce film, il remporte le César du meilleur espoir masculin.

Depuis, on a pu voir Sami Bouajila dans Le premier cercle, Le Siffleur, De vrais mensonges et Hors la loi de Rachid Bouchareb, où il donne encore la réplique à Jamel Debbouze et Roschdy Zem.


Le cas Omar
Cette année, Sami Bouajila pourrait bien marquer les foules grâce à son rôle d'Omar Raddad, le jardinier accusé en 1991 du meurtre de son employeur, la veuve Ghislaine Marchal. Si le film prend le parti de rester neutre, il pointe surtout du doigt les défaillances du système judiciaire français. Que l'on croie ou pas à l'innocence d'Omar Raddad, on est maintenant sûr d'avoir l'un des meilleurs acteurs français de sa génération sous les yeux. Et ça, ce n'est pas rien.

 

 

 
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