Mélanie Laurent est de nouveau en haut de l'affiche, mais on la découvre cette fois en mode ado un peu attardée. Un nouveau rôle de composition pour la jeune fleur du cinéma français ? Oui, tout à fait. Dans Et soudain, tout le monde me manque, le nouveau film de Jennifer Devoldère (avec qui Mélanie Laurent avait déjà tourné Jusqu'à toi, il y a quatre ans), Mélanie Laurent incarne Justine, la vingtaine, manipulatrice en radiologie et un peu paumée dans la vie.
Paumée pourquoi, pour qui ? Parce qu'elle vit chez sa demi-soeur et son mari, parce qu'elle ne cherche pas à se caser et préfère enchaîner les aventures, parce qu'elle a surtout un gros problème de communication avec son père Eli (michel Blanc). Son père a été aux abonnés absents une bonne partie de sa vie, alors forcément, le savoir de nouveau heureux en couple et bientôt papa une nouvelle fois, Justine, ça lui fait tout bizarre.
Et soudain, tout le monde me manque, c'est ça : l'histoire d'une fille qui cherche son père par tous les moyens, y compris les plus farfelus (cf. assemblage de radios pour reconstituer un corps parfait - le père parfait ?). Jennifer Devoldère peint une comédie dramatique originale, décalée et parfaitement portée par le casting trois étoiles qu'elle s'est offert. Michel Blanc et Mélanie Laurent forment un duo d'handicapés affectifs touchant et convaincant, qui ne laisse rien paraître de leurs sentiments. Comme ça se passe dans la vie, souvent.