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Medianeras : La critique

Article par Sophie WITTMER , le 31/05/2011 à 10h38 , modifié le 31/05/2011 à 11h44 0 commentaire

Ce premier film du cinéaste argentin Gustavo Taretto, porté par les comédiens Pilar Lopez de Avala et Javier Drolas se révèle d'une légèreté scintillante.

Martin vit replié sur lui-même et sur son ordinateur. Webmaster professionnel, il travaille chez lui, retiré au cœur de son studio, au milieu de ses livres, face à son écran. Mariana tente de briser sa solitude en se concentrant sur la recherche d'un personnage imaginaire, Charlie, héros d'un livre pour enfant, personnage prisonnier au milieu de la foule qu'il faut retrouver ou sur la froide présence de mannequins qu'elle manipule pour son travail, qu'elle habille pour décorer des vitrimes. Sa vie s'est ainsi transformée en une lyrique métaphore de ses espoirs.  Ils sont voisins, recherchent chacun l'âme sœur, se croisent sans se reconnaitre, perdus au cœur d'une ville grouillante de monde.

 

Medianeras de Gustavo Taretto

Gustavo Taretto signe ici un premier film succulent, une comédie romantique originale où les clichés du genre se retrouvent rompus par sa verve piquante et cynique, proche de celle d'un Woody Allen. Ses dialogues mordants apportent une réelle énergie au film, comme sa vision décalée se focalisant sur des détails croustillants pour souligner les émotions de ses personnages. Ainsi, leurs angoisses et leurs phobies se retrouvent liées avec humour à la vision chaotique de la ville de Buenos Aires, à son architecture totalement déstructurée comme peut l'être la vie des êtres qui y résident, plongés dans cette atmosphère oppressante. Des êtres qui ressentent du coup le besoin vital d'éclairer leur existence, comme tente de le faire les deux personnages du film.

 Medianeras de Gustavo Taretto

 

C'est d'ailleurs autour d'une fenêtre percée de manière totalement incongrue  au beau milieu d'un mur aveugle que s'est construit ce récit, une fenêtre sur laquelle s'est arrêtée en se promenant Gustavo Taretto, imaginant la vie de cette personne happée par la noirceur de son appartement et recherchant désespérant à y faire entrer un filet de lumière. On est porté par la vivacité de son récit, par son humour corrosif dédramatisant la mélancolie qui pourrait venir l'envahir, par la fougue par de ses deux jeunes comédiens au naturel enthousiasmant. A découvrir sans modération. 
 

 
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