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Masterchef, Eric : "Je me couche à 3h du matin pour faire mes recettes la nuit"

Article par , le 31/10/2013 à 11h33 , modifié le 31/10/2013 à 15h53 0 commentaire

L'aventure Masterchef, les critiques des chefs, sa maladie qui "l'a fait grandir", Eric, responsable de production aérospatiale, se livre à coeur ouvert...

L'aventure Masterchef vous a-t-elle donné des certitudes ?
Des certitudes, non. Je dirais plus, qu'elle m'a confortée dans mon choix. Pour moi, les certitudes conduisent à l'échec. Je suis quelqu'un de prudent. C'est pour évaluer mon niveau que je me suis inscrit à Masterchef. Avant,  seuls mes amis me jugeaient. J'avais envie d'avoir des avis objectifs, de professionnels. Grâce à cette aventure, je me dis que je ne suis pas totalement à côté de la plaque...


Avant de participer à Masterchef, vous rêviez d'ouvrir un restaurant. Est-ce toujours le cas ?
J'en rêve toujours... Mais c'est un rêve inaccessible pour le moment. Il faut beaucoup d'argent pour ouvrir un restaurant... Il faut aussi le faire au bon moment et trouver le bon endroit... Et puis, je suis père de famille. Je ne peux pas partir la fleur au fusil. J'en suis simplement au stade de nouer des contacts.


Vous semblez avoir un esprit très rationnel...
Dans la vie, je suis quelqu'un de super linéaire. J'aime mettre un pied devant l'autre. Après, pour faire de la cuisine, il faut avoir un petit côté fou furieux, avoir une âme d'artiste. D'une manière générale, je prends la cuisine à rebrousse poils.


Avez-vous abandonné votre poste de responsable de production aérospatiale ?
Non. Je continue de faire ce métier. Il me fait vivre. Je souhaite faire la transition en douceur. En ce moment, j'ai un emploi du temps de fou furieux. Je me couche rarement avant 3h du matin. Je fais mes recettes la nuit.


Vous êtes un drogué de travail...
Oui. C'est d'ailleurs à cause de ça que j'ai fait un burn-out en 2007. J'ai eu une maladie (une tumeur dans la moelle épinière NDLR.) qui a failli m'être fatale. Depuis, je prends la vie différemment. J'essaye d'avoir une vision positive de tout ce qui m'arrive. Entre 1995 et 2001, j'avais deux jobs en même temps. Ca ne me faisait pas peur de faire 80h par semaine. Cette maladie m'a ouvert les yeux sur ce que je ne voyais plus. J'étais enfermé dans une logique carriériste. Maintenant, je fais plus attention.


Depuis quand êtes-vous passionné par la cuisine ?
Depuis presque toujours. Etudiants, on se faisait des cocktails avec les copains. Puis, j'ai commencé à leur faire des petits plats. Mon ex beau-père a joué un rôle important dans ma passion. Il était pâtissier et m'a mis le pied à l'étrier. Dans les années 90, je me suis vraiment mis à cuisiner. La cuisine m'a beaucoup apporté durant ma convalescence. Ma main gauche est complètement insensible. J'ai dû clarifier une centaine d'œufs pour rééduquer ma main. Vous savez, à la base, j'étais pianiste. Ca  a été très frustrant de ne plus pouvoir jouer au piano du jour au lendemain.


Vous avez dû vous brûler un certain nombre de fois...
Oui, je me suis brûlé au troisième degré en mettant ma main sur une plaque. Bizarrement, on ressent tout de même une sensation. Mon challenge, c'était de participer à Masterchef, comme tout le monde, sans que l'on me fasse de faveurs. Quand on est malade, on n'existe plus socialement, c'est très difficile à vivre. Cette émission, c'est une victoire. 


Comment avez-vous accepté la critique des juges ?
Ca m'a boosté. Ils sont justes. Quand on pose nos assiettes devant eux, on se sent tout petit. Ils sont là pour nous faire progresser. Frédéric Anton, c'est LA star internationale de la cuisine. Son niveau est inatteignable. J'ai été particulièrement touché par Yves Camdeborde. C'est quelqu'un de très humain. Il n'hésite pas à nous donner un certain nombre de conseils. Il se met vraiment à votre portée.


Vos enfants cuisinent-ils ?
Je suis très fière de ma fille. Elle est étudiante mais n'hésite pas à faire le marché. Elle fait ses sauces elle-même. Mon autre fille et fils sont, quant à eux, sensibles au goût. Je suis content de leur avoir transmis ça.

 
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