Il y a trois semaines,
Mallaury Nataf était retrouvée à même le sol, dans le III
ème arrondissement de Paris, avec à ses côtés, son fils Shiloh, âgée de trois ans seulement. Conduite dans les locaux de la Brigade de Protection des Mineurs (BPM), située dans le IV
ème arrondissement de la capitale, l'ancienne comédienne avait alors refusé l'aide des services sociaux et perdu la garde de son fils, qu'elle venait de retrouver en juillet dernier. Vendredi, elle avoue au Parisien:
«Je ne peux le voir qu'une heure et demie par semaine. C'est inacceptable.» Sur son état physique,
Mallaury Nataf constate:
«Par rapport à la gravité de la situation, je suis calme, très calme. Mais très fatiguée.» Elle explique être toujours SDF, et qu'elle n'a eu d'autre solution que de retourner en pleine rue avec Shiloh, laissant derrière elle son compagnon:
«J'ai dû quitter l'appartement d'Abraham le 29 juillet. Un nouveau coup du sort», affirme-t-elle, avant d'ajouter:
«Cet été, j'ai passé 74 jours dans la rue avec mon fils. J'ai appelé des dizaines de fois le 115, en vain. Il n'y avait aucune place. C'est gravissime, criminel, car il y a de plus en plus de familles dans la rue. J'en appelle à la solidarité nationale.» Enfin,
Mallaury Nataf confirme au journal Le Parisien avoir été embauchée:
«J'ai trouvé du travail et vais commencer un CDI cette semaine», déclare-t-elle fièrement. Elle annonce par ailleurs avoir pris deux nouveaux avocats:
«l'un pour récupérer mon enfant, l'autre pour déposer trois marques commerciales et une associative.» Car
Mallaury Nataf veut aider les autres. Jusqu'à avoir le projet d'une ligne de lingerie, mais aussi d'un véhicule électrique.
«Cela va être spécial, comme toujours avec moi...», conclut
Mallaury Nataf. On n'en doute pas.