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La marque Pardon accuse Carla Bruni de vouloir sa tête

Article par Aurore DUBOIS-SEAC'H , le 31/12/2008 à 11h21 , modifié le 31/12/2008 à 11h22 11 commentaires

Pardon a fait un joli coup de publicité en sortant des sacs à l'effigie de Carla Bruni pour les fêtes, mais cette petite blague n'a pas été du goût de la première dame. Selon la marque, Carla Bruni voudrait désormais sa peau.

La marque Pardon a créé la plupart de ses campagnes de communication sur la provocation. Leur but, faire parler d'eux en choquant ou en amusant. Et ils ont réussi un joli coup de pub en sortant pour les fêtes de fin d'année un sac shopping à l'effigie de Carla Bruni... nue. Il s'agissait de la reproduction de la fameuse photo de la première dame exposant son corps de mannequin à l'objectif d'un photographe. Mais voilà, si ce petit clin d'œil a pu faire sourire la plupart des Français, elle n'a pas du tout été du goût de la désormais première dame de France. C'est pourquoi, celle-ci a porté plainte contre la société Pardon, obtenant gain de cause le 18 décembre dernier. Le tribunal avait alors condamné la société à payer 40 000 euros d'amende et à détruire tous les sacs restant, soit près de 5 000 sacs sur les 10 000 fabriqués.
 
Mais depuis, la marque accuse Carla Bruni de vouloir sa peau. Sur leur site Internet Pardon.net, Pardon fait ainsi état de la tentative de la première dame pour les rayer de la carte. Ainsi, outré, le gérant de la société Pardon, Peter Mertes, a fait connaître son sentiment, déclarant que "Carla Bruni veut la tête de Pardon". Selon lui, le blocage de la trésorerie de son entreprise au moment où les salaires devaient être payés était abusif. Et d'ironiser en ajoutant : "C'est sans doute la crise qui a rendu d'une urgence extrême la nécessité de saisir PARDON! quitte à mettre cette PME dans les difficultés."
 
Ainsi, la société Pardon se dit "surprise de la réaction impitoyable de Mme BRUNI... qui nous l'espérons fera grande publicité de la réelle destination des fonds saisis dont il a été annoncé que ce serait pour des œuvres humanitaires !" Autant dire que la pilule a vraiment du mal à passer et que la société ne s'attendait vraiment pas à une action aussi rapide et à un gel de sa trésorerie.
 
Pour autant, doit-on croire la société Pardon quand elle dit être persécutée ? Carla Bruni, en vacances au Brésil, s'est-elle vraiment intéressée à cette énième affaire d'utilisation de son image ? A en croire Maître Akhoun, l'avocat de Carla Bruni contacté par le site réunionnais Clicanoo, il n'a "fait qu'exécuter la décision". Toujours selon lui, si la société avait demandé des facilités de paiement, ils auraient alors pu trouver un arrangement ensemble pour un étalement de la somme due.
 
Alors faut-il croire la société Pardon quand elle dit que Carla Bruni en veut à sa tête ? Faut-il croire que l'exécution de la décision a été faite trop rapidement, là où généralement les avocats des deux parties tentent d'arriver à un accord. Ou alors faut-il croire l'avocat de Carla Bruni quand il dit que la marque Pardon tente un nouveau coup médiatique ?
 
En attendant, la marque Pardon a décidé de continuer le combat et propose désormais un sac, non plus à l'effigie de Carla Bruni, mais avec l'inscription suivante, "La lutte continue".
 
Au final, Carla Bruni et Nicolas Sarkozy ne devraient-ils pas accepter d'être devenus des personnages politiques publics voués à devoir supporter une certaine moquerie, due à leur position. C'est une tradition française depuis bien longtemps, pouvoir titiller le pouvoir en place, sur le même modèle que Les Guignols. Et Pardon n'a pas encore l'intention de se priver de cette tradition, malgré les 40 000 euros d'amende.
 
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