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Koh Lanta : Teheiura "Koh Lanta, c'est aussi survivre aux autres !"

Article par , le 17/12/2011 à 13h00 , modifié le 18/12/2011 à 12h17 0 commentaire

Teheiura était parmi les 2 finalistes de Koh Lanta. Hier soir il a perdu face à Gérard. Le franco-polynésien a marqué les esprits lors de son aventure. Rencontre avec un grand aventurier.

Pas trop déçu de cette défaite?
Déçu, mais sans regret par rapport à tout mon parcours jusqu'à la deuxième place.


Est-ce que vous vous doutiez du résultat du vote ?
J'avais un petit doute quand même. Quand on entend au conseil : "Tu es l'aventurier de Koh Lanta !", on se dit qu'il y a des chances pour qu'ils votent au mérite. Cela ne s'est pas fait, les couleurs des équipes ont continué à compter.


Au moment de la réunification, alors que les Jaunes étaient visés par tous les Rouges, vous pensiez pouvoir aller aussi loin ?
A ce moment là, on s'était mis d'accord pour tenter de s'infiltrer. En parallèle, ma meilleure stratégie c'était d'aller chercher chaque totem. Et puis j'ai essayé une fois d'aller parler franchement à Olivier et Gérard : "Cela vous tente un petit carré masculin ?". Ils m'ont dit : "Ca ne va jamais marcher ton truc !". Voilà. Je n'ai pas cherché plus. Moi et la stratégie, ça fait deux !
 

Votre aventure n'a pas été plus dure que celle des autres puisque vous étiez particulièrement visé ?
Si, je pense. La majorité des Rouges était assez sereine sur les conseils même sans totem, donc sur chaque épreuve je me donnais encore plus qu'au début.


Vous avez quand même gagné de l'argent ? Qu'est-ce que vous allez en faire ?
J'ai gagné 10.000 euros. Ma priorité c'est de payer un billet d'avion à Manavai et Céline (sa fille et son épouse, ndlr) et moi pour Taha'a. Pour que Manavai fasse connaissance avec mes parents et toute ma famille. Ma fille n'y est jamais allée.

 

"Je vais réaliser mon projet de restaurant franco-tahitien" 


Les trois derniers concurrents à être sur les poteaux étaient parmi les moins stratèges, parmi les plus généreux. Est-ce que ça, ce n'est pas une victoire ?
Oui, chaque année, ce sont les grands stratèges qui l'emportent et là, pas vraiment. Bon, Gérard a quand même fait partie d'un petit groupe bien placé, Laurent aussi. En fait, j'ai quand même été un peu déçu par Laurent, qu'il ne brille pas plus sur les épreuves. Il se cachait un peu derrière cette majorité. Mais c'est quand même un mérite pour tous.


Mais quand Gérard vous choisit pour aller sur les poteaux, c'est par stratégie pour ne pas perdre face à Laurent !
Oui, mais moi je ne le savais pas et j'ai été très touché par ce choix. Je pensais qu'il choisirait Laurent, ils s'entendaient très bien , ils ont vécu beaucoup plus de moments forts ensemble.


Vos meilleurs souvenirs ?
L'arrivée de Céline à Raja Ampat. Je sais que dans son travail, pour avoir un jour de repos, c'est chaud. Là il faut cinq jours pour faire l'aller-retour jusqu'à Raja Ampat, plus la journée sur place. J'ai été très surpris. Il y a aussi la boîte que Manavai m'avait préparée. La course en pirogue qui me tenait vraiment à cœur, pour les Polynésiens. Et les poteaux.
 
Vous aviez quand même des atouts par rapport aux autres du fait d'avoir grandi sur un île ?
Oui bien sûr. C'est tout un vécu. J'ai partagé le plus possible cet avantage. J'avais un avantage sur la survie mais Koh Lanta , c'est aussi survivre aux autres. Je me suis donné à 100% sur les épreuves parce qu'il me manquait le côté stratégique. Mais c'est moi, ma personnalité est comme ça.

 

Vous n'avez pas encore repris le travail ?
Non, je profite de ma famille, je reste avec Manavaï. 40 jours d'éloignement, ça marque. Et puis, je travaille sur mon projet personnel : monter mon restaurant. Ce sera de la cuisine franco-tahitienne. Et petit à petit, je rajouterai l'artisanat. Je ne sais pas si vous avez vu mon site Internet, je fais des créations de colliers. J'aimerais ramener la Polynésie dans ce petit coin de la France.


Votre aventure, c'était aussi faire vivre la culture polynésienne ?
Je n'étais pas parti pour ça. Je voulais vivre mon aventure, répondre à mes questions. Cela fait plus de 13 ans que je suis en France : est-ce que j'étais encore capable de faire ce que j'ai appris, ce qu'on m'a transmis ?

 
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