Dans l'affaire qui opposait
Jordy Lemoine à la maison de disques Sony BMG, le Tribunal de Grande Instance de Paris a rendu son verdict mardi :
Sony BMG est condamnée à verser 820 000 euros de dommages et intérêts au jeune artiste pour l'avoir privé "
du droit d'autoriser l'exploitation des interprétations". Une belle victoire pour le jeune homme de 21 ans qui va désormais pouvoir tourner la page et aller de l'avant.
Vous n'avez sûrement pas oublié ce refrain entêtant :
Dur, dur d'être bébé. Grâce à ce tube,
Jordy était révélé à la France entière au début des années 90. Son single était resté en tête des ventes pendant 15 semaines consécutives et le petit garçon était devenu une star internationale. Avec un père producteur et une mère auteur-compositeur,
Jordy était le plus jeune chanteur du monde.
Après un retour sur la scène médiatique en 2005, grâce à son passage dans la Ferme
Célébrités 2 sur
TF1,
Jordy, tout juste majeur, nous avait dévoilé ses mésaventures qu'il avait ensuite développées en 2006 dans une autobiographie intitulée,
Je ne suis plus un bébé.
Jordy y affirmait n'avoir "
quasiment rien" touché des recettes de sa chanson et accusait son père de l'avoir "
spolié".
En effet : la loi prévoit qu'un revenu soit placé sur le compte de l'enfant mineur, revenu qu'il touchera à sa majorité.
Jordy a donc assigné en justice son ancienne maison de disques, Sony BMG, pour contrefaçon et réclamait 5 millions d'euros de dommages et intérêts. Pour se défendre, la major a toujours affirmé que les parents de
Jordy ne l'avaient pas mise au courant d'un éventuel revenu placé pour le jeune artiste et qu'il pourrait toucher à l'âge de 18 ans. Les droits du jeune artiste ont finalement été reconnus. On n'entendra plus
Jordy chanter "
Dur dur d'être exploité".