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Isabelle Adjani en toute intimité

Article par Malaika COCO , le 26/03/2009 à 10h20 , modifié le 26/03/2009 à 10h58 0 commentaire

En pleine promotion de La journée de la jupe, son nouveau film, Isabelle Adjani se laisse aller à quelques confidences. Dans Télérama, la divine actrice revient sur son enfance, sa vie de femme et ses choix de mère. Extraits.

Isabelle Adjani exerce une véritable fascination. L'interprète de Camille Claudel connaît actuellement un retour triomphal dans La journée de la jupe, son nouveau film. Elle en profite pour dévoiler ses parts d'ombre qui, malgré elle, entretiennent le mythe. Isabelle Adjani a ainsi accordé un entretien émouvant à Télérama, dans lequel elle explique les circonstances de son retour sur grand écran.
 
"J'avais décidé de moins travailler à la naissance de Gabriel-Kane. Aujourd'hui, il veut rejoindre son père (Daniel Day-Lewis) en Irlande (...). Il me fait peut-être le cadeau de me laisser libre de me remettre au travail. Le temps a passé. Les jeunes générations ne savent pas qui je suis. Mais je suis contente qu'on ne me reconnaisse plus", révèle Isabelle Adjani.  
 
Isabelle Adjani a connu très jeune les joies et les revers de la médiatisation. L'héroïne de L'été meurtrier a eu beaucoup de mal à accepter son statut d'icône du 7e Art : "Il m'a fallu un jour décider d'être belle parce qu'on ne m'a jamais dit que je pouvais être jolie. Mon rapport au corps aussi, mon puritanisme m'ont joué de sales tours".
 
Isabelle Adjani revient avec émotion sur ce mal-être qui l'a longtemps rongée : "Je viens d'une culture où même être photographié est mal, considéré comme obscène... Composer avec tout ça, et des histoires d'amour difficiles, des rumeurs abjectes, m'a conduite à de longs mois de dépression où je ne pouvais faire autre chose que rester couchée dans mon lit". Elle ajoute : "Je pensais alors qu'on pouvait mourir de chagrin, de ces chagrins liés à l'abandon, à la trahison ou, au contraire, à un amour fou et aliénant, comme celui que nous avons vécu avec Daniel Day-Lewis".    
 
Isabelle Adjani explique également que ses névroses remontent à son enfance, et notamment à son rapport particulier avec son père. Née d'un père kabyle et d'une mère allemande, la ravissante comédienne fait quelques révélations sur sa famille. Elle révèle notamment que sa mère a abandonné ses deux premiers enfants pour suivre son père.
 
"Sans la joie de vivre de ma mère, je n'aurais pas pu faire ce métier ; elle incarnait aussi mon imaginaire romantique, la Bavière, où nous allions en vacances (...) et son amour fou pour cet homme si secret, si violent qu'était mon père. Il avait voulu être médecin, adorait la littérature, parlait un français admirable, et s'était retrouvé garagiste en banlieue. Malheureux, fermé sur lui-même", explique l'actrice.  
 
Pour s'en sortir, Isabelle Adjani confesse avoir "quinze ans, déjà d'analyse derrière moi". Mais c'est son âme tourmentée et si sensible qui a enrichi ces différentes interprétations. Qu'elle le veuille ou non, Isabelle Adjani reste unique.
 
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