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Interview exclusive de Marc Levy : "j'ai le trac à la sortie de chaque livre"

Article par , le 07/12/2009 à 17h16 , modifié le 08/12/2009 à 10h46 0 commentaire

A l'occasion de la sortie de son nouveau roman, La première nuit, Marc Lévy se confie à Plurielles.fr. Interview confession !

Plurielles.fr : Vous êtes un auteur à succès, ressentez-vous une pression particulière à l'approche de la sortie de votre livre ?

Bien sûr, comme tout auteur, j'ai toujours un trac fou à la sortie d'un livre. Il n'y a aucune certitude dans l'écriture, je suis un artisan et je recommence chaque livre avec la même humilité, la même peur au ventre, les mêmes doutes. La seule façon de se rassurer est de faire son travail avec honnêteté et sincérité.

 

Lisez-vous les critiques ? Que répondez-vous à leurs attaques ?

Il y a critique et critique. La critique intelligente, objective, est constructive.


Que pensez-vous des prix littéraires ?
Je me réjouis toujours pour ceux et celles qui les obtiennent.
 

Quelles sont les réactions des lecteurs sur les salons du livre ?

Sur les salons du livre, comme dans les librairies d'ailleurs, les rencontres sont toujours heureuses. L'écriture est un long moment solitaire, rencontrer les lecteurs est un instant de partage, le temps d'une rencontre autour des personnages du roman.
 
 
Etre un auteur people, cela vous plaît ou vous gêne ?

Je ne peux pas vous répondre, je suis tout sauf quelqu'un de « people ». Je ne fréquente ni les soirées mondaines ni les lieux en vogue, je ne figure jamais dans les pages people des magazines, je vis à l'étranger depuis 10 ans,  et je ne fréquente aucun milieu en particulier. La célébrité ne m'intéresse pas du tout, au contraire même, j'aime trop ma liberté pour ça.
 
Quels sont vos rapports avec la presse people ?

Aucun, heureusement, je n'intéresse ni la presse people ni ses lecteurs.

 

Pourquoi le thème de l'Amour est-il si récurrent dans votre oeuvre ?

Parce que je ne connais rien sur cette Terre qui ne soit pas lié à l'Amour, il n'y a rien qui se fasse sans amour. L'homme le plus instruit d'entre-nous qui exerce son métier, son talent, sans amour, l'exerce forcément mal. Si l'on n'a pas l'amour de ce que l'on fait, si l'on n'a pas l'amour des gens pour lesquels on le fait, on ne le fait pas bien. L'amour est le plus beau chantier de la vie et ce qui fait de nous des êtres humains.
 
 
Quelle est votre définition de l'amour, du couple ?

Il n'y a pas de définition de l'amour. Essayer de définir l'amour serait d'ailleurs aussi prétentieux et vain que d'essayer de définir la foi. Il  y a autant de façons d'aimer qu'il y a d'êtres humains sur cette planète.  C'est ce qui rend l'amour universel, ce qui fait que l'on parle de l'amour depuis des siècles sans jamais en tarir le sujet.

 

Que pensez-vous des adaptations ciné de vos romans ?

J'en ai connu trois, chacune dans un genre différent. Pour Et si c'était vrai, le réalisateur Mark Walters a réalisé un joli film, prenant ses distances avec le roman, ce que je comprends très bien et respecte. Je ne crois pas que l'on trahisse un roman en l'adaptant, on peut trahir le film que chaque lecteur s'est fait en lisant le livre, mais pas le livre lui-même. La créativité et le talent d'un réalisateur ne peuvent se résumer à filmer les pages d'un livre.  Ceux qui ont vu le film sans avoir lu le livre ont passé un agréable moment, preuve, s'il en fallait une, que Mark Walters a réussi son travail.


L'adaptation télévisée de Où es tu ?  réalisée par Miguel Courtois fut une expérience différente, ne serait-ce déjà que par l'amitié qui me lie à Miguel depuis de nombreuses années. Le format télévisé se prête bien à l'adaptation d'un roman. L'un des plus grands paris de l'adaptation est de raconter en une heure trente ce qu'un roman raconte en huit ou neuf heures de lecture. Le format en 2,4, voir 6 épisodes permet de coller au rythme du roman. Où es tu ? est une adaptation très fidèle. J'ai vécu sur le tournage de merveilleux moment, j'ai vu l'histoire prendre pied dans la vie et j'ai beaucoup aimé la série réalisée par Miguel.


Mes amis mes amours a été  réalisé par ma sœur, Lorraine. Je me suis peu rendu sur le tournage. Je voulais que ce soit son film à elle,  Lorraine a fait un travail remarquable, tant au niveau de l'adaptation que de la mise en scène. Elle a inventé des tas de choses et en même temps choisi d'embaucher dans son film les personnages du roman, ce qui donne cette sensation de fidélité. J'ai sincèrement aimé son film, et pas en tant que romancier, mais surtout en tant que spectateur. C'est une vraie belle comédie, heureuse et optimiste, un genre trop rare.

 

Ne voudriez-vous pas un jour diriger une adaptation au cinéma ou à la télé ?

La réalisation est un métier qui requiert de vraies compétences et une technique que je n'ai pas, on ne peut pas s'improviser réalisateur. Alors d'un point de vue conceptuel, oui, mais d'un point de vue pratique c'est une autre affaire.
 

Votre sœur a adapté l'un de vos romans, vous aimez travailler en famille ?

J'ai adoré travailler avec Lorraine, une grande complicité nous unit depuis toujours, Lorraine et moi sommes proches, on se marre des mêmes âneries, mais maintenant, et ça reste entre nous, pour le film « Mes amis mes Amours » c'est elle qui a tout fait, moi, je me suis contenté de regarder.

 

Vous et Internet : avez-vous un compte Facebook? Internet est-il un sujet d'inspiration pour vous ?

Internet est un outil de travail, un outil de communication, la plus grande encyclopédie dont on puisse disposer. Oui, j'ai un compte Facebook,  je n'y passe pas ma vie mais entre courrier et recherches, lecture d'infos et documentation, internet fait partie de mon quotidien.

Pour en savoir plus

http://www.lapremierenuit-lelivre.com/
 

 
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