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Interview exclusive : Benjamin Bove, coach de Mon Incroyable fiancé 2, se livre sur son propre coming out

Article par Aurore DUBOIS-SEAC'H , le 22/07/2009 à 12h02 , modifié le 22/07/2009 à 12h09 0 commentaire

Benjamin, de nouveau coach dans Mon Incroyable fiancé 2, a accepté de nous parler de son propre coming out. Un moment difficile de sa vie qu'il partage aujourd'hui, afin de démontrer la difficulté d'une telle annonce à sa famille.

Plurielles.fr : Vous vous êtes retrouvé dans le coming out de Christopher, le fiancé piégé de Mon Incroyable Fiancé 2 ?

Benjamin Bove : Je ne me suis pas forcément retrouvé dans ce coming out, j'en parle d'ailleurs dans l'émission pour donner des références à Emeric et Christopher, parce que comme je l'ai dit, ce n'est jamais quelque chose de très drôle. Rare sont les coming out où c'est très drôle, où les deux parents disent : "C'est très bien mon fils, du moment que tu es en bonne santé, je suis heureux pour toi". A part les familles d'artistes où les deux parents sont un peu perchés, en général il y a toujours l'un des parents, qui le prend plus mal que l'autre et l'un des deux est là pour faire la balance et aider à faire réfléchir l'autre.

Pour mon cas, cela a été assez folklorique. En bref, j'avais une maman assez sportive, handballeuse professionnelle. Déjà au niveau de la carrure, du maintien, elle se tenait plus comme un footballeur plutôt qu'une gentille dame qui croisait les jambes ! Donc voilà, un caractère assez corsé ! J'ai été un peu cru, un peu sec, parce que je ne savais pas comment l'annoncer, un peu maladroit aussi, et elle m'a tout simplement répondu - et je ne m'attendais absolument pas à cela de la part de ma mère parce que c'était quelqu'un d'hyper ouvert à tous les sujets, je me suis dit ça va passer comme une lettre à la poste -  une fois que je lui ai dit que je n'aimais pas les femmes : "Eh bien c'est très bien, on va appeler le médecin demain, parce que tu n'as que 16 ans et ça va passer, cela doit pouvoir se guérir".

Voilà, venant de ma mère, d'une femme assez ouverte, je ne pensais absolument pas cela d'elle.  Forcément, c'est parti au clash. Et contrairement à ce que je pouvais croire, c'est mon père qui l'a beaucoup mieux pris et qui a raisonné ma mère. Mais dans ces cas là, je pense que la maman se pose forcément la question : qu'est-ce que j'ai raté dans l'éducation de mon fils ou de ma fille ? Les parents pensent alors que cela vient de l'éducation. En fait cela ne vient absolument pas de l'éducation et encore moins des chromosomes. C'est juste un choix sexuel, comme d'autres font des choix religieux.

Et chez le papa, il y a peut-être une question de virilité. Le papa a une certaine image dans la tête, que je ne citerai pas. Pour lui, on remet la virilité en compte, alors que pas besoin d'imaginer des choses comme cela non plus. Mais ce n'est pas parce que l'on a un fils ou une fille homosexuel, qu'il ou elle ne sera pas avocat, pharmacien, docteur, ça ne remet pas en cause ni l'éducation, ni la culture, ni les talents, ni le métier de la personne.

Plurielles.fr : Quels sont vos autres projets après Mon Incroyable fiancé 2 ?

Benjamin : Vous le saurez bien assez tôt ! On va me revoir, mais peut-être pas là on vous m'attendez. Cela fait un an que je travaille dessus, donc voilà. Ca va arriver, je prends mon temps pour cela.
 
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