Plurielles.fr : On vous a découverte dans Secret Story et on vous redécouvre aujourd'hui star de Story of Laly, un film Dorcel, comment êtes-vous arrivée à cette nouvelle expérience ?Laly : C'était juste une envie, j'ai fait pas mal de choses complètement différentes dans ma vie, j'ai été policier, gogo danseuse, j'aime faire plein de choses et je me suis dit que si moi aussi je pouvais faire mon film ce serait sympa. Je suis allée au bout de mon défi tout en voulant faire les choses correctement, c'est pour ça que que je me suis tournée vers Dorcel et l'aventure a commencé.
Pourquoi vous êtes vous tournée vers le cinéma porno précisément ?Mon ami travaille dans le cinéma porno depuis plusieurs années et j'ai donc pas mal évolué dans le milieu, je l'ai accompagné sur divers tournages pour voir comment ça se passait, pour comprendre ce milieu. A force de voir, de connaître les gens, je me suis dis que je voulais réaliser mon film. Je ne suis pas arrivée comme ça, comme un cheveu sur la soupe, j'avais quand même bien mûri ce choix et je ne suis pas arrivée en inconnue.
Comment est-ce que vous définiriez ce film ? Est-ce que c'est vous ou jouez-vous un personnage ?C'est un film, donc automatiquement, je joue un personnage. Mais ma vie chez moi est très différente, je sais que c'est difficile à comprendre pour les gens parce que c'est un porno, mais ça reste un film et je ne pense pas que les gens chez eux fassent du porno... Ça, c'est mon avis personnel, après ce film, pour moi, reste glamour, et n'est ni trash ni vulgaire. C'est un film porno, mais qui reste propre.
L'expérience vous a donc vraiment plu ?Carrément, si ça avait été le contraire, je ne l'aurais pas fait. Je fais les choses parce que j'ai envie de les faire, et c'était vraiment sympa, j'ai rencontré de nouvelles personnes, découvert un univers que je ne connaissais pas, dont je n'avais pas forcément une bonne opinion. Aujourd'hui je peux en parler en connaissance de cause.
Que pensez-vous du puritanisme qui existe aujourd'hui autour du milieu porno ?Aujourd'hui personne n'ira crier sur tous les toits qu'il regarde un film porno, mais je pense que c'est une attitude typiquement française. Aux Etats-Unis par exemple, une porn-star est reconnue dans la rue et respectée comme telle, alors qu'en France, elle est montrée du doigt.
Comment envisagez-vous la suite dans ce milieu pour vous ?J'aimerais réaliser, j'ai pas mal d'idées et je pense qu'on peut faire de belles choses y compris dans le porno, donc j'aimerais bien essayer.
Que pensez-vous des initiatives d'Arielle Dombasle, Hélèna Noguerra et Mélanie Laurent qui ont elles-mêmes réalisé des films pornos ?Le porno c'est juste une question d'image, et le fait que des gens connus parlent du porno positivement et de manière intéressante participera à une meilleure image du porno. On se dira peut-être que ce n'est pas si mal que ça.
Pensez-vous que c'est votre participation à Secret Story qui vous a donné cette opportunité ?La notoriété je l'ai clairement acquise grâce à
Secret Story, je ne l'aurai pas acquise à cette échelle-là sans l'émission. Je ne crache pas du tout dans la soupe car c'est grâce à
Secret Story que je suis là et le film n'aurait pas eu l'impact qu'il a aujourd'hui.
Gardez-vous un bon souvenir de votre participation à l'émission ?Après deux ans, je me dis que c'est un peu comme l'école de police : on en bave pendant et puis on ne garde ensuite que les bons souvenirs !
Après la réalisation, vous voyez-vous passer à la chanson ou à l'animation ?Non surtout pas la chanson, je suis une très mauvaise chanteuse. J'ai fait
Story of Laly, j'ai essayé et pour l'instant ça marche bien et j'en suis très contente. Je vais aussi tenter de passer à la réalisation d'un film, on verra ce que ça donnera, mais en fait je ne sais pas trop, il y a plein de choses que je voudrais faire, donc Carpe Diem on verra bien !