Après plusieurs mois de silence depuis son assignation à résidence dans son chalet des Alpes suisses en décembre dernier,
Roman Polanski avait repris l'offensive dimanche soir en publiant une lettre ouverte sur le site internet du philosophe Bernard-Henri Levy. Cette prise de parole et les témoignages de nombreux amis du cinéaste franco-polonais n'ont pourtant pas eu l'effet escompté. Lundi en début de soirée, les autorités suisses ont en effet opposé une fin de non-recevoir à
Roman Polanski.
La justice a estimé que la Suisse n'avait pas à "examiner les vices de procédures" que faisait valoir
Roman Polanski dans son texte. Dans sa lettre ouverte, le cinéaste dénonçait en effet une "
procédure basée sur le mensonge". "
Je ne peux plus me taire parce que les Etats-Unis continuent de réclamer mon extradition plus pour me livrer en pâture aux médias du monde entier que pour prononcer un jugement sur lequel un accord a été pris il y a 33 ans".
Poursuivi il y a trente ans pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure,
Roman Polanski affirme avoir conclu à l'époque, après avoir passé 42 jours en prison, un accord avec la justice américaine, avant d'avoir été contraint à l'exil en France après une volte-face du juge.
Les autorités suisses n'ont toutefois pas jugé valable de s'impliquer davantage en annonçant qu'"
il incombe aux autorités américaines d'examiner les points critiqués" par
Roman Polanski. Affaire à suivre.