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Festival de Cannes 2010 : tout ce qu'il faut retenir

Article par Judith Lowski , le 24/05/2010 à 09h06 0 commentaire

A l'issue du 63ème Festival de Cannes, un nom est à retenir : celui de la Palme d'Or, le Thaïlandais Apichatpong Weerasethakul. Les Français Juliette Binoche, Xavier Beauvois et Mathieu Amalric ont également remporté des prix.

Le Palais des Festivals a fermé ses portes, le tapis rouge vient d'être rangé, jusqu'à l'année prochaine : la grande fête de Cannes s'achève. Première leçon : la Palme d'Or décernée à Apichatpong Weerasethakul pour son film Oncle Boonmee est une demi-surprise. La Thaïlande qui a vécu des moments très difficiles sur le plan politique lors de cette quinzaine, n'a pas été oubliée par l'équipe du jury conduite par Tim Burton. Mais peu de paris avaient été faits sur le film d'Apichatpong Weerasethakul, présenté vendredi et resté dans l'ombre d'autres fictions - notamment Hors-la-loi de Rachid Bouchareb . "C'est un moment très important pour le cinéma thaïlandais, c'est une grande première", a déclaré le cinéaste familier du Festival de Cannes, puisqu'il a remporté en 2004 le prix spécial du jury pour Tropical Malady et était membre du jury en 2008. "Je voudrais aussi envoyer un message à mes compatriotes qui suivent la cérémonie, l'équipe... les esprits et les fantômes en Thaïlande qui nous ont entourés, qui nous ont permis d'être ici", a-t-il mystérieusement déclaré.

 

Deuxième leçon : la France n'a pas été oubliée. Avec trois noms mis à l'honneur : Juliette Binoche, prix d'interprétation féminine (pour son rôle dans Copie Conforme du cinéaste Abbas Kiarostami), Xavier Beauvois, Grand Prix pour Des hommes et des dieux et Matthieu Amalric, prix de la mise en scène pour Tournée. En revanche, départager les acteurs lauréats du prix d'interprétation masculine était trop compliqué pour le jury et c'est la troisième leçon: Javier Bardem (pour Biutiful du Mexicain Alejandro Gonzales Innaritu) et Elio Germano (pour La nostra vita de l'Italien Daniele Luchetti) ont tous deux remporté le trophée.

 

Quatrième leçon : l'international était également à l'honneur avec le Coréen Lee Chang-Dong qui a reçu le prix du scénario pour Poetry, tandis que le cinéaste tchadien Mahamat Saleh-Haroun remportait le prix du jury pour Un homme qui crie. La Palme d'Or du court-métrage a été remportée par le Français d'origine arménienne, Serge Avédikian, pour Chienne d'histoire et l'Australien qui vit au Mexique, Michael Rowe, a reçu la Caméra d'Or du meilleur premier film pour Année Bissextile.

 

Enfin, dernière leçon : on retiendra de Cannes 2010 les très belles robes de ces dames, l'absence de Jean-Luc Godard et aucun prix pour La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier. Mais on se souviendra aussi de la fraicheur des actrices qui ont accompagné Mathieu Amalric pour son film Tournée. Des égéries felliniennes, de vraies artistes inconnues du grand public et des tabloïds mais souriantes, gaies et aux atours bariolés. Prix spécial à ces girls donnant avec générosité au public un peu de l'ambiance débridée de cette grande fête cannoise qui existe bien dans les coulisses, mais qui est trop souvent contrôlée dès le premier pas posé sur le tapis rouge !

 
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