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Falco : Sagamore Stévenin, un flic dur et au grand coeur (Interview)

Article par , le 21/06/2013 à 10h00 , modifié le 21/06/2013 à 10h28 0 commentaire

Falco a débarqué jeudi 20 juin sur les écrans. Dans la peau de ce flic sur le retour : Sagamore Stévenin. L'acteur nous en dit plus sur son personnage.

Jeudi 20 juin, la série "Falco" a débarqué sur les écrans de TF1. L'histoire d'un flic qui se réveille après 22 ans de coma et qui tente, comme il peut, de reconstruire sa vie et de comprendre ce qui lui est arrivé. Dans le rôle principal, on retrouve l'acteur Sagamore Stévenin, fils de Jean-François et frère aîné de Robinson et Salomé. Un rôle et un personnage qu'il a essayé de comprendre de bout en bout pour le rendre droit, attachant et drôle. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est réussi. Plurielles.fr a rencontré l'acteur. Il nous parle de son personnage de flic au coeur tendre.
Plurielles.fr : Comment avez-vous adopté l'attitude d'un flic ?

Sagamore Stévenin : Il se trouve que la vie a fait que j'ai pas mal de tonton d'adoption des deux côtés de la barrière, flics ou voyous. Et Falco a une attitude particulière par rapport aux autres flics d'aujourd'hui. Lui est un peu un policier à l'ancienne avec une formation de la rue. Il est confronté à un collègue qui sort d'école de police, des études, des statistiques, etc... On a affaire à deux mondes qui se complètent au final, mais où l'on n'aborde pas une scène de crime de la même manière, on ne dégaine pas son arme de service de la même manière et on ne vit pas le rapport policier de la même façon. En plus, Falco s'est pris une balle dans la tête. Bien sûr ça l'a marqué et ça le définit également en tant qu'homme et flic.

Plurielles.fr : Ça vous fait quoi de jouer un personnage qui ne sait pas ce qu'est une clé USB, qui n'a jamais vu de portable et ne sait pas se servir d'un ordinateur ?

Sagamore Stévenin : Beaucoup de bien ! Moi j'avoue que je suis un peu resté bloqué : quand j'ai commencé à comprendre le minitel il n'y avait plus vraiment de minitel. Quand mon père a acheté un Bi-Bop [sorte de téléphone portable], je croyais qu'il était devenu président ! Le paradoxe, à mon sens, c'est qu'on n'a jamais eu autant de moyens de communication qu'aujourd'hui, très rapides, et qu'on n'a jamais aussi peu communiqué entre êtres humains. C'est très facile d'envoyer des textos, des mails, des tweet... Mais est-on encore capable de juste se boire une bonne bouteille dans un café, de discuter, de rencontrer quelqu'un ? Bien sûr, dans la série, il y a un côté comique à ne pas savoir se servir d'un téléphone portable, de comprendre comment internet fonctionne... mais un des intérêts de la série c'est qu'il y a des aspects plus profonds que cela.

Plurielles.fr : Niveau fringues, Falco est carrément old school, c'est vous qui avez choisi les tenues ?

Sagamore Stévenin : C'est un travail commun avec l'équipe, et puis on cherche en même temps qu'on avance, c'est à cela que servent les pilotes d'une série. En plus, quand on dit années 80 on pense disco, choucroute, vinyles et tout ça. Les années 90, c'est différent. D'autant que même si on était jeune dans les années 90, on n'était pas forcément habillé années 90. Quand j'étais au bahut, il y avait des mecs habillés façon The Cure parce qu'ils étaient fans, d'autres qui étaient plus branchés rap ou pop anglaise. Le personnage de Falco, dans les années 90, avait un style plus rock-rue, un peu à l'ancienne pour moi. Il a un certain sens de l'élégance mais chez lui être élégant veut dire sortir tout de suite le costard avec la chemise qui claque un peu trop. Par ailleurs, il aime les santiags, et ça me touchait particulièrement parce que mon père en portait.

Plurielles.fr : Falco est un mec à la fois dur, gentil et romantique. Vous vous retrouvez beaucoup en lui ?

Sagamore Stévenin : J'ai beaucoup de points communs avec le personnage. Ces points communs n'étaient pas forcément écrits sur le scénario d'origine. Au fur et à mesure du tournage, le travail collectif avec les scénaristes et les réalisateurs a fait qu'on s'est pas mal appuyé sur des éléments de ma propre nature. Je suis dur vis-à-vis de moi-même parce que je pense qu'on progresse dans la vie en se mettant des coups et en ne se faisant pas de cadeaux. Le problème c'est qu'il arrive un moment où l'on a tendance à être dur avec les autres. Cependant, j'ai aussi beaucoup d'empathie avec le genre humain et je suis d'une sensibilité exacerbée par rapport aux êtres humains. Des fois on a envie d'aider et de se protéger, ce qui pour moi est une façon de s'aider soi-même. Et donc il y a des aspects du personnage de Falco qui sont aussi venus de là.

Plurielles.fr : Votre personnage a raté les années 90 et 2000, que gardez-vous de ces années-là ?

Sagamore Stévenin : Le vivre ensemble et le métissage. J'ai été co-élevé par une grande mama black de 120 kilos jusqu'à mes 6 ans, qui est comme ma mère. Et je trouve toujours qu'il y a une particularité française extrêmement riche, c'est justement ce mélange des cultures. Il y a une mixité en France qui est assez rare dans le monde de mon point de vue. Je trouve qu'on est un peu en train de la perdre. En tout cas c'est ce qui m'a marqué le plus dans ces années-là. J'étais dans un lycée public et on se foutait de savoir qui était religieux ou pas. Tout était plus ouvert. La société se fractionne dans tous les sens aujourd'hui et le vivre ensemble est devenu très compliqué.
 
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