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Exclusif - Marine de Koh Lanta : "J'ai fait l'armée, et le trek dans Koh Lanta, c'était pire"

Article par , le 25/09/2009 à 22h00 2 commentaires

Pour des raisons de santé, la plus jeune candidate de Koh Lanta Palau a dû renoncer à contre-coeur à poursuivre l'aventure.

Pourquoi avez-vous eu envie de participer à Koh Lanta ?
Ma première motivation, c'était connaître la vie à la Robinson Crusoé, le voyage et puis surtout le dépassement de soi parce que c'est quelque chose que je recherche tous les jours.
 
Vous vous sentiez capable d'aller au bout de l'aventure ?
Je me voyais aller très loin, je me voyais même gagner Koh Lanta ! Au niveau physique, je me sentais à la hauteur, mais mon caractère aurait pu en gonfler plus d'un parce que je suis franche et très nerveuse habituellement. Ça n'a pas été le cas, j'ai beaucoup mieux maîtrisé mon caractère.
 
Vous imaginiez que l'aventure Koh Lanta serait si difficile ?
J'imaginais, mais je ne m'attendais pas du tout à ça, c'est vrai. Ça semble toujours dur quand on regarde ça à la télé, même si tout le monde semble plus ou moins pouvoir y accéder. Mais honnêtement, c'est extrêmement dur.
 
Qu'est-ce qui vous a paru le plus difficile ?
Pour moi, c'était la nuit. Je stressais dans le noir, je surveillais le feu pour ne pas qu'il s'éteigne, donc je ne dormais pas beaucoup. Et puis après, il y a la faim. Quand on dit qu'on a faim dans la vie de tous les jours, ben non, en fait on n'a pas faim. On ne se rend pas compte de ce que c'est que d'avoir mal au ventre, d'avoir des vertiges, on n'est vraiment pas bien.
 
Comment avez-vous vécu le trek, qui a finalement été votre dernière épreuve ?
 Honnêtement, le trek n'a pas été difficile que pour moi, il l'a été pour tout le monde. On n'en pouvait plus. C'était vraiment extrême, avec les poids qu'on portait sur notre dos et la longue marche qu'on a faite. Franchement, chapeau à ceux qui avaient la quarantaine, parce que moi j'ai trouvé ça vraiment extrême. J'ai fait l'armée et je n'avais jamais vu ça, c'était pire, l'horreur. On avait froid, puis chaud, c'était lourd, on était fatigués. Tout le monde l'a fini, mais c'était extrêmement difficile.
 
Qu'est-ce qui a provoqué votre crise dans la soirée ?
En rentrant en France, j'ai fait un check-up et j'ai vu un ostéopathe qui m'a dit expliqué que j'avais des cervicales coincées qui pouvaient écraser des veines qui irriguent le cœur ; ça peut provoquer un malaise vagal et c'est ce qui s'est passé. Mais c'est vrai que sur le moment, comme j'étais très proche d'Isabelle et Alexandre, j'ai mal vécu leur conflit. Je m'étais tellement retenu jusque là, je me contrôlais pour avancer dans l'aventure, mais au final j'ai tellement pris sur moi nerveusement depuis le premier jour que c'est mon corps a lâché.
 
On vous a interdit de retourner dans l'aventure ou c'est vous qui avez pris la décision ?
Malheureusement, on me l'a interdit et j'avais beau leur répéter que je me sentais bien et que je n'avais qu'un seul but c'était continuer, ils n'ont pas voulu. C'était pas grave, mais la douleur que j'avais évoquée au niveau de mon bras gauche était inquiétante, donc il ne valait mieux pas que je retourne dans l'aventure.
 
Comment avez-vous vécu ce départ forcé ?
Je ne m'y attendais pas du tout, je me sentais en pleine forme. Mais pour moi, je me suis directement dit que c'était un échec. Ma fierté en prenait un coup, je vivais mal le fait d'être dans un lit d'hôpital. J'ai vraiment vécu ça comme un échec et j'ai horreur des échecs. Au début, je n'ai pas trop réalisé et puis quand j'ai pris mes clics et mes clacs, je me suis rendu compte que c'était fini.
 
Vous avez trouvé du réconfort auprès de vos proches à votre retour ?
Les gens dans mon entourage m'ont dit que ce n'était pas un échec, que j'avais justement donné tout ce que je pouvais et que c'est mon corps qui n'avait pas supporté. On m'a dit aussi que je n'avais rien à regretter, mais pour moi, ça reste un échec.
 
Au final, quel souvenir gardez-vous néanmoins de cette expérience ?
Que du bonheur, vraiment que du bonheur ! Des paysages magnifiques, on n'était pas là-bas pour les regarder mais à la télé on voit à quel point c'était beau, des amitiés qui se sont formées, une aventure humaine extraordinaire qui m'a fait ouvrir les yeux sur beaucoup de choses.
 
Sur quoi par exemple ?
Sur le fait que je pouvais contrôler mon caractère, je me suis toujours dit que j'avais un certain caractère et que je ne changerai pas, mais j'ai réussi à me maîtriser. Et puis sur ma famille, parce que je ne suis pas du tout famille dans la vie, mais j'ai vraiment ouvert les yeux, parce que quand on n'a pas de nouvelles, forcément, on s'inquiète. Et puis sur le confort aussi. Un peu de confort me convient aujourd'hui, je me rends comptes qu'on a trop de choses aujourd'hui alors qu'on peut très bien vivre avec peu de moyens... C'est peut-être même une vie meilleure.
 
Vous avez gardé des contacts avec d'autres aventuriers ?
J'en garde de très bonnes connaissances, des gens supers et on verra ce que ça deviendra avec le temps.
 
Quel candidat verriez-vous gagner Koh Lanta cette année ?
C'est difficile à dire, il n'y a pas vraiment pas de critère. Pour moi, tout le monde a sa chance, après il faut savoir vivre l'aventure à sa manière. Je me suis très bien entendu avec Alexandre et Isabelle, donc j'aimerais bien qu'ils aillent jusqu'au bout.
 
Avez-vous l'impression que Koh Lanta à changer votre vie ?
La changer non, mais je crois que ça m'a appris à accepter et à voir la vie autrement.
 
Et si on vous proposait de repartir...
Je foncerais, je mettrai les deux pieds dedans et je ferais de mon mieux pour aller le plus loin possible !
 
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