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Exclu - Sandrine Kiberlain : "J'ai ressenti le personnage de Mademoiselle Chambon"

Article par , le 09/10/2009 à 11h24 , modifié le 12/10/2009 à 11h10 1 commentaire

Sandrine Kiberlain est Mademoiselle Chambon dans le film du même nom, réalisé par Stéphane Brizé. Mademoiselle Chambon, adapté du roman de Eric Holder, est une histoire qui a profondément touché l'actrice. Interview.

Qu'est-ce qui vous a amenée à jouer Mademoiselle Chambon ?
 
J'ai eu envie de jouer ce rôle. Quand on reçoit un scénario, soit le désir est fort et on dit oui, soit non ! J'ai réagis à l'instinct, spontanément. Mon désir était lié aussi à l'histoire, à la simplicité des personnages, à l'amour. Cette histoire raconte beaucoup la solitude d'une femme.
 
Avez-vous lu le livre dont l'histoire est inspirée ?
 
Non je ne l'ai pas lu car je n'en avais pas besoin. Je me suis attachée à l'univers de Stéphane Brizé, sans avoir besoin d'aller à l'origine du projet. Au contraire, je pense que cela me freinerait. Ce qui m'a intéressée c'était la vision du metteur en scène.
 
Le film se fonde sur les émotions, les non-dits, est-ce plus difficile de jouer le silence ?
 
Ce n'est pas dur à jouer quand on ressent le personnage. Ces silences caractérisent Véronique Chambon. C'est quelqu'un qui va à l'essentiel, qui a déjà vécu, qui sait ce que c'est d'aimer, qui en a sûrement souffert. Cette femme parle peu, elle se met aussi à la hauteur de Jean, le maçon, qui est un manuel, un homme qui parle peu, car ce n'est pas son truc.
Ce qui est beau c'est que les deux personnages se rejoignent dans cette absence de mots.
Et c'est un cadeau de jouer des émotions sans beaucoup de mots devant la caméra, c'est un signe de grande confiance de la part du metteur en scène envers les acteurs.
Enfin, les attitudes en disent plus long que les mots lorsqu'on est amoureux : la peau rougit, on fait des trucs bizarres...
 
Qu'avez-vous ressenti en jouant avec Vincent Lindon, votre ex-mari dans la vie ?
 
Quand on a accepté de jouer ce film, on a aussi accepté que ce n'était pas anodin, car on a eu nous-mêmes une relation. Mais on a tellement aimé les personnages qu'on a dit oui sans se poser de questions.
Néanmoins c'est vrai que ce n'est pas simple de jouer des sentiments amoureux lorsqu'on a vécu avec la personne. Il m'est arrivé, après le tournage d'une scène intimidante, de me dire "C'est vrai, tiens, j'ai fait ça avec Vincent." Mais ça a duré une seconde, et je ne regrette rien !
 
Quelle anecdote de tournage restera gravée dans votre mémoire ?
 
Un jour j'ai oublié mon violon dans le train en allant sur un tournage. On a dû aller récupérer l'instrument, qui était celui de ma prof, pour pouvoir jouer la scène ! Mademoiselle Chambon joue du violon, moi non, et c'est dur de faire semblant, c'est du travail ! Même si j'ai joué en playback, le doigté devait être le bon. J'ai dû apprendre à tenir mon corps, mon cou, pour être crédible.
 
Comment s'est passé le tournage avec les autres acteurs ?
Je ne joue pratiquement qu'avec Vincent Lindon, j'ai eu très peu de scènes avec les autres. Je pense notamment à la scène d'anniversaire, où Aure Atika (la femme de Vincent Lindon dans le film) a un très beau regard... J'aurais aimé jouer plus de scènes avec elle, on en avait prévu une toutes les deux, mais Stéphane Brizé a jugé qu'elle était trop explicative, cette scène a donc été supprimée. Mais le rôle d'Aure apporte beaucoup à l'histoire. Si elle n'avait pas été aussi belle, l'histoire de Mademoiselle Chambon aurait été beaucoup moins intéressante.
 
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