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Dominique Strauss-Kahn: "Qu'on me laisse tranquille !"

Article par Alexis BOUTÉVILLAIN , le 10/10/2012 à 10h30 , modifié le 10/10/2012 à 10h49 0 commentaire

L'ex-directeur général du FMI sort pour la première fois de son silence depuis son interview, en septembre 2011, au micro de Claire Chazal, sur TF1. Des confessions sans concession à retrouver jeudi dans l'hebdomadaire Le Point.

Traqué par la presse depuis l'affaire du Sofitel de New York en mai 2011, Dominique Strauss-Kahn se murait depuis dans le silence, même si on avait pu l'apercevoir sur TF1 quatre mois après qu'on l'ait accusé d'agression sexuelle envers une femme de chambre de l'hôtel de Manhattan. C'est dans l'hebdomadaire Le Point à paraître jeudi que DSK a décidé de s'exprimer sans retenue.
 
Dans cet entretien, le professeur d'économie, exonéré de poursuites pénales aux Etats-Unis, mais qui reste tout de même mis en examen pour «proxénétisme en bande organisée» dans l'affaire du Carlton de Lille, s'interdit «tout commentaire sur la situation politique française et le gouvernement actuel». Dominique Strauss-Kahn souhaite tout de même dénoncer ce climat d'oppression qu'il dit subir au quotidien, dénonçant les nombreuses atteintes à la vie privée auquel il est confronté depuis ses démêlés avec la justice. DSK déclare dans Le Point: «Je n'ai plus de responsabilités publiques, je ne suis plus candidat à rien. Je n'ai jamais été condamné, ni dans ce pays ni dans aucun autre. Par conséquent, rien ne justifie que je sois devenu l'objet d'une traque médiatique qui, certains jours, ressemble à une chasse à l'homme.» Dominique Strauss-Kahn tient à ajouter: «Je ne supporte plus qu'on s'arroge le droit d'abuser de ma situation et des enquêtes judiciaires qui me visent -à tort- pour bafouer ma vie privée et en livrer aux quatre vents des lambeaux, réels ou inventés, sous prétexte de je ne sais quelle transparence moralisatrice. Qu'on me laisse tranquille !»
 
Des confessions au cours desquelles l'ancien président du Fonds Monétaire International évoque les effets de sa vie privée sur sa carrière politique: «J'ai longtemps pensé que je pouvais mener ma vie personnelle comme je l'entendais, sans incidence sur l'exercice de mes responsabilités. Y compris des comportements libres entre adultes consentants. Il existe de nombreuses soirées à Paris pour cela, vous seriez surpris d'y rencontrer certaines personnes...-» Mais DSK avoue s'être trompé: «J'ai été naïf, pour ne pas dire plus. Ce qui est peut-être valable pour un chef d'entreprise, un sportif ou un artiste ne l'est pas pour un politique. J'étais trop en décalage avec la société française sur ce point pour un responsable politique.»
 
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