’Terrorisme’, star system et amitié présidentielle : l’affaire de la villa de
Christian Clavier avait, l’été dernier, pris des airs d’affaire d’Etat. Le 30 août 2008, une poignée de nationalistes corses, farouchement opposés à l’invasion de l’île par les continentaux, envahissaient symboliquement le jardin de la villa de l’acteur, à Porto Vecchio, en signe de protestation au Plan d’Aménagement et de Développement Durable pour la Corse.
Les indépendantistes espéraient que la notoriété de leur victime donne un retentissement à leurs revendications : ils n’ont pas été déçus. Chacun des envahisseurs a été condamné à verser € 500 au grand ami de
Nicolas Sarkozy, au titre des dommages subis ; la véritable polémique était cependant née de la mutation de Dominique Rossi, coordinateur de la sécurité en Corse, deux jours après l’incident.
Huit mois après, la villa de
Christian Clavier fait son come-back sous les feux de l’actualité : le quotidien
Corse Matin révélait hier que la maison de l’acteur était toujours sous la surveillance des gardes mobiles. La gendarmerie nuance l’information :
"Nous ne gardons pas spécialement la maison de Christian Clavier, nous effectuons une surveillance de l’ensemble du voisinage". Le journaliste auteur de l’article contredit cependant cette déclaration, et affirme que la villa de
Christian Clavier bénéficie d’un vrai
"traitement de faveur". La précaution semble d’autant plus démesurée que l’acteur, actuellement entre deux tournages, n’occupe que très rarement ce pied-à-terre.