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César 2013 : Jamel Debbouze, un président normal ?

Article par Lucile PINERO , le 24/02/2013 à 08h30 , modifié le 24/02/2013 à 18h06 0 commentaire

Jamel Debbouze était le président de la 38e cérémonie des César ce vendredi soir. Comment a-t-il géré cette haute fonction ?

Les sondages le donnaient gagnant dans le cœur des Français. Sa franchise et son intégrité, quant à l'affaire Depardieu par exemple ont payé. Lui qui avait annoncé qu'il prendrait son rôle au sérieux a tenu promesse ce vendredi soir lors de la 38e cérémonie des César qui a sacré le film Amour. Largement épaulé de son premier ministre, Antoine de Caunes, maître de cérémonie, il s'est attaqué à de nombreux sujets de société. On lui donne aisément un deuxième mandat !

Sur un ton solennel, le président Debbouze déclame son disours, qui n'est pas sans rappeler celui de François Hollande candidat : "Moi, président des César, je serai le président de tous les nommés. Je ne serai pas le président des remake, des suites. Moi président, je nommerai le premier gouvernement du cinéma français". Tiens, un gouvernement... C'est l'affaire du premier ministre d'habitude. Non, pas avec Jamel Debbouze. Car l'aire de la dictature a sonné. Celle de la dérision et du second degré.

Son gouvernement ? Samy Naceri à la Justice, Gérard Depardieu aux Affaires étrangères et au tourisme, Thomas Langmann -le producteur de The Artist-, et Vincent Maraval -à l'origine de la polémique sur le salaire des acteurs- aux Finances et à l'argent, le milliardaire Jérôme Seydoux au Travail et à l'Emploi, à la Défense... Basile Boli ! Et la dictature commence d'entrée de jeu : il installe un téléphone rouge entre son fauteuil de président et le pupitre d'Antoine de Caunes à qui il a distillé des ordres au fil de la soirée.

La Marseillaise est chantée par les chœurs de l'armée rouge, message subliminal, à l'adresse de Gérard Depardieu. Durant l'"annénat" (quinquénat d'un an) de Jamel Debbouze, le savoir-faire français s'exporte. Ainsi, Antoine de Caunes va-t-il expliquer la présence d'une vache (en fait un cheval) sur le plateau à l'un des seuls américains présents dans la salle, Kevin Costner. Belle opération marketing pour la marque "Trouve nous", soit "Find-us" en anglais...

Quant à Antoine de Caunes, très en verve, il a défendu les "mariages joyeux", et "l'adaptation pour tous", au moment de remettre justement le César de la meilleure adaptation. Clin d'œil à l'actualité société de ces dernières semaines, faut-il le rappeler ?

 
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