En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
  • People
  • Actu

Cannes : l'affaire Polanski divise les stars et la planète cinéma

Article par Judith Lowski , le 17/05/2010 à 14h23 , modifié le 17/05/2010 à 14h33 0 commentaire

Alors qu'une "première affaire Polanski" oblige, pour l'instant, le cinéaste à rester en résidence surveillée en Suisse, une "deuxième affaire Polanski" vient d'être révélée. Et les personnalités ont des divergences sur la question.

Assigné à résidence en Suisse depuis le 4 décembre 2009 en attendant son éventuelle extradition vers les Etats-Unis (il y est poursuivi pour des relations sexuelles avec une mineure en 1977), Roman Polanski n'est pas tout à fait absent du Festival de Cannes version 2010. Et pour cause : une nouvelle affaire de mœurs défraye la chronique. Charlotte Lewis, une actrice britannique qui avait joué dans Pirates, affirme avoir été abusée sexuellement alors qu'elle n'avait que 16 ans.

 

Depuis quelques jours pourtant, des personnalités apportent leur soutien au cinéaste, soit par voie médiatique, soit en signant une pétition en sa faveur. Selon l'AFP, elle "a été mise en ligne sur le site de la revue de Bernard-Henri Lévy "La règle du jeu" (...) Les premiers signataires sont Jean-Luc Godard, Mathieu Amalric, Xavier Beauvois Agnès Varda, Bertand Tavernier, Olivier Assayas..."

 

Mais dans cette sombre affaire, la Croisette est divisée. Même côté américain. Pour Woody Allen,s'exprimant à ce sujet sur RTL, "ça s'est passé il y a très longtemps... c'est un artiste. C'est un homme bien. Il a fait une erreur et il a payé pour ça". Analyse différente en revanche, pour Michael Douglas (toujours sur RTL ) : "ce ne serait pas juste " de signer cette pétition pour "quelqu'un ayant enfreint la loi". Dura lex, sed lex. Cameron, le fils de l'acteur, a été condamné à de la prison ferme pour trafic de stupéfiants et ceci explique peut-être cela.

 

Côté français, si une majorité de cinéastes a rejoint le camp de Bernard-Henri Levy, certains semblent plus gênés aux entournures, d'autant depuis que cette "deuxième affaire Polanski" télescope la pétition lancée il y a quelques jours. A commencer par Gilles Jacob, le Président du Festival de Cannes qui a déclaré sur RTL : "Il y a le cinéaste et le citoyen. Le cinéaste est un immense cinéaste. Il y a le citoyen. Personne n'est à l'abri des lois". Quant à Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, il est nettement moins explicite qu'il y a quelques mois. Il avait pris très tôt la défense de Roman Polanski, mais interrogé hier dans l'émission Le grand rendez-vous Europe1/Aujourd'hui en France, le ministre a refusé de donner son opinion, commentant cette prise de position a priori ambigüe :" le silence peut être une parole très forte. Le silence n'interdit pas les sentiments. Le silence n'interdit pas d'avoir une opinion personnelle très forte. Cette opinion vous la connaissez. Silence, oui. Mais mon silence à moi".

 

Reste à savoir comment la justice américaine interprétera ces nouvelles révélations et quelle sera la stratégie des avocats du cinéaste pour tenter d'influencer la décision finale des juges américains. Pour l'heure, rien n'est changé dans la vie de Roman Polanski : alors que le Festival de Cannes bat son plein, le réalisteur de Frantic est toujours assigné à résidence, en Suisse...

 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.



de People
logAudience