Au sortir d'une première journée de procès, les commentaires quant à l'attitude de John Galliano était unanimes. L'homme qui s'était présenté au tribunal de Paris avait fait profil bas, visiblement amaigri, plaidant l'addiction à l'alcool et assurant que ses propos racistes et antisémites ne reflétaient en rien sa pensée. On pouvait donc parler de bonne impression. Evidemment, cela ne suffit pas encore à réhabiliter le maître.
Ainsi, Bernard Arnault, PDG de LVMH, garde indubitablement des griefs envers l'"affaire
Galliano". "Il ne retravaillera plus pour LVMH" a-t-il expliqué au New York Times après le défilé Dior Homme de ce samedi. De fait, le successeur et ancien assistant de John Galliano a été salué pour son travail en conclusion d'un défilé tenu auprès d'un comité assez réduit, dans la sobriété.
Au-delà de l'entâche à la réputation causée par les propos de John Galliano, Bernard Arnault n'aurait pas apprécié son comportement lors de l'affaire, "[il] n'a même pas eu la politesse de m'appeler". Entre honte, regrets et professionalisme, l'avenir du couturier reste très incertain.
Retrouvez l'enquête de 50 MN Inside sur la chute de John Galliano