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Audrey Pulvar aux Inrocks, une arrivée qui fait polémique

Article par , le 18/07/2012 à 10h33 , modifié le 18/07/2012 à 12h16 0 commentaire

Depuis l'annonce de l'arrivée d'Audrey Pulvar à la tête de la rédaction des Inrocks, la polémique continuer d'enfler... Au point que Thomas Legrand a annoncé son départ du journal.

Audrey Pulvar, compagne d'Arnaud Montebourg, ex-chroniqueuse sur France 2 et ancienne journaliste à France Inter, à la tête de la rédaction des Inrocks, c'est la polémique de la semaine. La sphère médiatique est en émoi depuis l'annonce de ce recrutement. Certains craignent en effet la perte de l'indépendance du magazine.

 

Image de marque

Christophe Carron, le rédacteur en chef adjoint de Voici dénonce "la victoire du journalisme people" et le sacrifice de l'indépendance du magazine au profit d'une image de marque susceptible de faire de la publicité pour l'hebdo dans les médias. Le journal Télérama se montre encore plus sévère et estime que cette nomination "fait mal à la profession."

 

 

Thomas Legrand sur le départ

Si les critiques de la part des concurrents pleuvent, le climat n'est pas beaucoup plus sain au sein de la rédaction des Inrockuptibles. D'ailleurs, Thomas Legrand, éditorialiste pour le magazine vient d'annoncer son départ en raison de l'arrivée d'Audrey Pulvar. Lors d'une interview accordée à Télérama, le journaliste explique : "Je n'ai rien contre elle. Je ne crains pas la censure, ni les relectures orientées. Je sais qu'elle me laisserait libre. Je ne mets pas en cause sa capacité de schizophrénie... Forcément, elle aura des infos : si elle les dit, elle trahit son compagnon. Si elle ne les dit pas, elle trahit son journal. Pour moi, c'est impossible de rester."

 

Thomas Legrand ajoute également que "le journalisme politique, c'est avant tout une lutte contre la communication politique, un contre-pouvoir institutionnel. Un journal traitant de politique ne peut pas être dirigé par quelqu'un d'aussi impliqué personnellement dans la vie politique du pays."

 

Une rédaction mal à l'aise

Le journaliste, également éditorialiste à France Inter et pour le site Internet Slate, a aussi parlé d'un "gros malaise à la rédaction". Les journalistes du service politique et lui-même craignent en effet que tous leurs articles à venir soient interprétés et lus sous le prisme de ce lien intime entre le ministre du redressement productif et la nouvelle directrice éditoriale des Inrocks. "On a fait une enquête récemment sur le PS dans le Nord-Pas de Calais. Arnaud Montebourg s'est beaucoup impliqué dans cette histoire. On ne pourrait plus écrire cette enquête de la même façon : si on la maintient, on nous reprocherait de faire sa pub, si on ne la maintenait pas, on se censurerait", a-t-il déclaré. 

 

Pourtant Audrey Pulvar a tenté d'anticiper la polémique en accordant une interview vidéo à l'AFP dans laquelle elle confie que l'hebdomadaire "ne serait ni une annexe, ni une chambre d'écho, ni un organe du parti socialiste, du gouvernement ou du chef de l'Etat".

 

Une initiative qui semble avoir été vaine tant la polémique continue de faire du bruit...

 
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