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Au Zénith, le "Teenage Dream" de Katy Perry devient réalité

Article par Jordan GREVET , le 09/03/2011 à 15h24 , modifié le 09/03/2011 à 15h57 0 commentaire

La chanteuse Katy Perry a mis le feu au Zénith de Paris mardi soir pour son "California Dreams Tour". Un spectacle coloré et sucré auquel nous avons assisté.

Mardi soir, les fans français de Katy Perry s'étaient donnés rendez-vous au Zénith de Paris. La chanteuse américaine s'y produisait dans le cadre de son "California Dreams Tour 2011", la tournée mondiale issue de son dernier album, "Teenage Dream". Pour l'occasion, des hordes de perruques bleues et roses, comme la couleur des cheveux de Katy Perry dans le clip de son tube "California Gurls", avaient pris d'assaut la salle de concert parisienne.

Une fois à l'intérieur, l'ambiance est électrique. Les fans, dont la majorité sont des jeunes filles en fleurs de 15 ans, sont déchaînés. Tous attendent avec impatience l'arrivée de leur idole. C'est sans compter sur une première partie qui traîne en longueur. Assurée par le groupe britannique de new-wave New Young Pony Club, la prestation est à mille lieux de l'univers barbe à papa de Katy Perry. Après trois quarts d'heure qui paraissent interminables, le groupe laisse sa place à... un DJ ! Une ambiance boite de nuit qui (re)chauffe la salle après la prestation molle et, avouons-le, sans intérêt, des New Young Pony Club.

Un univers sucré et coloré

Katy Perry fait finalement son entrée sur scène un peu après 21 heures. Alors que le rideau se lève, le décor est instantanément planté : des écrans en forme de barbes à papa, des cupcakes géants de chaque côté de la scène, des sucettes, des donuts… Le tout surplombé des gros nuages en plastique. Un décor qui n'est pas sans rappeler le clip sucré et coloré de "California Gurls".

L'arrivée de Katy Perry est précédée d'une introduction vidéo projetée sur les trois écrans qui ont été disposés sur la scène. Un petit film en noir et bleu aux allures de conte de fées, narré par un homme à la voix grave, raconte les péripéties d'une petite Katy sans le sous, qui en est réduite à travailler pour un vilain boucher qui l'exploite. Mais Katy rêve de bonbons et de sucré. Alors qu'elle part à la recherche de son chat disparu, Katy se retrouve projetée dans un monde tout en couleurs, un monde rempli de sucreries. Toute ressemblance avec Le Magicien d'Oz ne saurait être que fortuite. Ou pas.

Un "teenage dream" bien réel

Lorsque que Katy Perry arrive (enfin) sur scène, elle démarre sur les chapeaux de roues avec son tube "Teenage Dream". Après quelques fausses notes (qui semblent être sa marque de fabrique), la chanteuse revient dans le droit chemin et arrive à mettre les fans debout dès la première minute. La chanteuse enchaîne ensuite avec d'autres titres de son dernier album, plus ou moins connus des spectateurs, qui se rassoient rapidement après l'entrain du début.

Entre les chansons, Katy s'adresse à son public qui, peut-être à cause de sa moyenne d'âge, ne semble pas toujours comprendre les blagues et allusions de la chanteuse alors qu'elle s'exprime dans la langue de Shakespeare. Mais peu importe, l'ambiance est au beau fixe et Katy Perry joue la carte de la proximité avec son public. A mi-chemin du spectacle, la chanteuse s'avance sur le devant de la scène alors que le rideau se referme. Seule entourée de deux guitaristes, elle propose à ses fans de lui suggérer des chansons d'autres artistes. C'est alors qu'elle reprend notamment "Only Girl" de Rihanna et même "Born This Way", le dernier tube de sa "rivale" Lady Gaga (en savoir plus).

"J'ai envie de vous faire l'amour"

Ce n'est pas nouveau : Katy Perry joue sur l'ambigüité entre le côté bon enfant de son univers musical et un côté sexe, un peu plus provocateur. Un mécanisme qu'elle a de nouveau utilisé lors de son concert mardi soir. Entourée de ses deux cupcakes géants, c'est une Katy Perry excitée qui fait part de son envie de sexe. "J'ai chaud, j'ai envie de vous faire l'amour à tous", déclare par exemple la chanteuse alors qu'elle s'apprête à chanter sa ballade "Thinking of You". Les allusions sexuelles continuent lors de la très explicite chanson "Peacock" (dont le refrain est "I wanna see you peacock-cock-cock") alors que Katy Perry, sous des allures de chanteuses du Lido, revête une tenue sexy de paon (peacock, en anglais).

Les tenues, justement. Katy Perry se change beaucoup tout au long du spectacle, et passe d'habits légers et affriolants à des vêtements qui semblent tout droit sortis du carnaval de Rio. A noter le très joli tableau de "Hot N Cold", où les paroles "You change your mind like a girl changes clothes" ("Tu changes d'avis aussi vite qu'une fille change de fringues") amènent la pop star à changer de tenues plusieurs fois au cours de la chanson. Telle une magicienne, elle se dissimule derrière un rideau et se change en quelques secondes seulement.

Un feu d'artifice !

Niveau chant, Katy Perry, souvent critiquée pour ne pas toujours chanter très juste en live, réussit globalement à tirer son épingle du jeu. Elle s'en sort cependant mieux sur les titres plus acoustiques que sur ses tubes à forte puissance sonore, où elle peut dire merci à ses choristes ! Mais les fans de Katy Perry ne boudent leur plaisir, surtout que plusieurs prestations sont de très bonne qualité, à l'instar d'une version jazzy de "I Kissed a Girl", la chanson qui l'a révélée à travers le monde.

Avant de chanter son dernier tube, "Firework", qu'elle décrit comme "sa chanson préférée", Katy Perry demande aux spectateurs de faire de la lumière "avec tout ce que vous pouvez". Téléphones portables, appareils photos et même des briquets illuminent alors le Zénith. Debouts, les fans chantent à tue-tête et en redemandent. Un vrai feu d'artifice !

Pour clôturer son spectacle en beauté, Katy Perry a choisi sa chanson phare, et celle qui donne son nom au spectacle : "California Gurls". Après un faux rappel orchestré, la chanteuse fait son retour sur scène avec une jupe "au ras des pâquerettes", qui rappelle celle qu'elle porte dans le clip de la chanson. Accompagnée de ses danseurs et de bonhommes en pains d'épice, elle s'amuse à jeter des ballons géants à un public en délire. Mais contrairement au clip, les seins de Katy Perry n'envoient pas de crème chantilly, au plus grand dam des amateurs... de sucrerie !

 
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