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Amel Bent : "J'essaie de me mettre à la place des gens"

Article par L.I. , le 12/11/2012 à 08h00 , modifié le 12/11/2012 à 17h14 0 commentaire

"S'ouvrir aux autres"... Qu'il s'agisse de sa participation à Danse avec les stars ou de son engagement contre l'illettrisme auprès de l'Unesco, la chanteuse française se confie à Plurielles.fr sur sa manière de voir le monde, depuis que la "belle surprise" du succès. Amel Bent, l'interview multi-facettes.

Plurielles.fr : Le 20 octobre dernier, vous récoltiez le premier 10/10 de la troisième saison de Danse avec les stars et les félicitations d'un jury manifestement emballé par vos prestations. Comment vivez-vous d'être qualifiée de "révélation" par Marie-Claude Pietragalla, par exemple?

Amel Bent, chanteuse et candidate de Danse avec les stars : Je suis encore sous le choc. Je ne m'attendais pas à ce succès. J'aime danser. Mon public le sait, je suis pêchue et hyperactive sur scène. Mais de là à me dépasser à ce point en danse sportive, je me suis surprise moi-même. Jusqu'au premier "prime", ce fut l'inconnue. Depuis, j'y ai pris goût.
Plurielles.fr : Vous nous avez confié, à l'occasion de la conférence de presse de lancement de l'émission à la rentrée, à quel point vous aviez envie de "livrer des shows à la hauteur de ce que le public attend" de vous. "Et de ce que, moi, j'attends de moi", avez-vous ajouté. Etes-vous toujours dans cet état d'esprit?
A.B. :
Tout à fait. Plus les semaines passent, plus il faut multiplier les efforts, dégager de l'énergie. Voir jusqu'où je peux aller, c'est un challenge vis-à-vis des autres et vis-à-vis de moi. J'avais peur de ne pas savoir suivre physiquement. Mais je me suis adaptée pour dépasser tous ces petits défauts qui nous empêchent d'avancer dans la vie.
Plurielles.fr : Comme appréhendez-vous vos chorégraphies? S'agit-il de se glisser dans la peau d'une actrice?
A.B. :
Non, je ne me sens pas actrice quand je danse. J'essaie plutôt de lâcher prise et de ressentir ce que les personnages éprouveraient dans les circonstances dépeintes par la chorégraphie. Par exemple, la dernière danse de deux amoureux, comme Romeo et Juliette, dans l'un des derniers "prime". J'essaie de me mettre à la place des gens.
Plurielles.fr : L'évocation de votre implication émotionnelle nous entraîne vers une autre facette de votre actualité, votre engagement auprès de l'Unesco et son programme d'alphabétisation des femmes au Sénégal. Quelles sont vos motivations?
A.B. :
Grâce à mon métier, j'ai la chance de flirter avec le bonheur. Mon parcours n'était pas gagné d'avance, loin de là. Puis, mon destin a basculé et m'a fait une belle surprise. Depuis que j'ai réussi dans la vie, je suis plus ouverte sur le monde, je regarde plus autour de moi. Comme je ne suis plus dans l'urgence de la survie, des problèmes de la vie, des fins de mois difficiles et que j'ai également mis ma famille à l'abri de tout cela, je veux prendre le temps de m'occuper des autres.
Plurielles.fr : Cet engagement relève-t-il de la responsabilité de toute célébrité?
A.B. :
Non, pas spécialement. C'est un choix personnel. Une envie de rester essentielle, un combat à mener, quel que soit le métier. Même si, bien sûr, la notoriété aide à mettre en lumière certaines choses. C'est le cas de la situation de ces femmes sénégalaises, dont je suis le témoin.
Plurielles.fr : Ces femmes, vous les avez rencontrées sur place, notamment à l'occasion du tournage des épisodes de la campagne web "Je, tu, elles", visible sur le site de vidéos Wat. Qui sont-elles?
A.B. :
Ce sont des femmes qui vivent dans des conditions extrêmement pénibles. J'ai rencontré, pendant deux jours, des travailleuses de la réserve de sel du Lac Rose, soumises chaque jour à une charge de travail énorme, sous un soleil de plomb. Après leur journée de travail harassante, après s'être occupées de leurs enfants et des tâches domestiques, ces femmes font des kilomètres le soir pour aller apprendre à lire, à écrire et à compter. "Une femme a-t-elle besoin de savoir lire pour travailler dans les champs?", questionneront certains. Moi, je réponds : oui. Elle en a besoin pour éduquer ses enfants, pour savoir lire les brochures qui lui expliquent, par exemple, qu'elle doit laver les mains de son enfant pour éviter qu'il n'attrape des maladies. Ces femmes, ces fillettes aussi, puisqu'elles ont entre 7 et 60 ans, m'ont donné envie de pleurer. Avec elles, j'ai fini par fondre en larmes, au bout des deux jours. Leur courage, leur volonté d'apprendre forcent le respect.
Plurielles.fr : Comment peut-on les aider?
A.B. :
Allez sur la page Facebook de l'opération Unesco-Always et découvrez les web épisodes de la campagne au Sénégal. Et vous verrez, 1 clic = 1 don pour l'éducation.

 

Découvrez Amel Bent avec les jeunes femmes du programme Unesco-Always à l'école du lac rose au Sénégal, ci-dessous:

 

 

 

La bande-annonce du programme Je, tu, elles:

 

 

 
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